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12/09/2007
Un sentiment de malaise
Est-ce toucher à la politique que d’exprimer notre sentiment de malaise ? Dans ce cas, puisque tout est politique, comme disait un théoricien monarchiste du XXème siècle, il n’y a que des sujets à passer sous silence. Alors, tant pis, disons notre opinion, nous sommes choqués.
Pourquoi ? Parce qu’une reconversion à très haut niveau suppose bien des contacts qui ne se nouent pas en quelques semaines. Un ministre de l’économie prend forcément des mesures concernant les PME-PMI, aussi bien que les institutions financières internationales. Quel avenir peut proposer une petite entreprise à un ex-politique de rang élevé ? La question fait sourire devant sa naïveté. Elle est néanmoins grave. Nous ne croyons pas que les entreprises françaises, de manière indiscriminée, peuvent toutes se retrouver dans la même organisation de défense et de promotion. C’est pourquoi nous faisons bande à part, au risque de passer pour des briseurs d’unité.
L’univers des PME-PMI est particulier. Il s’oppose souvent à celui des mastodontes dans divers secteurs. Un responsable de l’Economie qui se prépare à rejoindre
une firme aux activités financières planétaires est-il dans une disposition d’esprit proche des PME-PMI ? Nous ne parvenons pas à le croire. Des expériences amères, voire cruelles, nous ont amenés à ce point de vue.
Et lorsqu’on apprend simultanément que l’ancien directeur adjoint du cabinet de Thierry Breton rejoint de son côté la banque américaine Merrill Lynch, nous nous disons, en paraphrasant une publicité connue de charcuterie, qu’il y a des dirigeants avec lesquels nous ne partageons pas les mêmes valeurs.
10:45 Publié dans Archives du syndicat, article du jour ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : entreprise, breton, pme-pmi, amérique, banque, tandler, npi



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