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27/09/2007

Terrain en friche

 Il y a peu, nous avons noté le déclin certain du syndicalisme de salariés dans des fonctions où il dominait aisément la décennie passée. A l’inverse, aujourd’hui, à la suite de la manifestation des taxis, nous observons l’inverse.

 

 A savoir que la représentation autoproclamée des PME 95a4932fd62b130112a3b4f5724ff80c.jpget des Indépendants du genre CGPME était totalement absente du terrain à cette occasion. La nature ayant horreur du vide, les organisations de salariés, CGT en tête, flanquée de SUD, le syndicat trotskiste, constituait l’encadrement de la démonstration parisienne, en particulier.

 

Certes, il existe de nombreuses catégories de taxis. Cependant, pour une fois qu’elles étaient toutes unies, on attendait une mobilisation des PME les assurant de leur solidarité. On n’a rien vu. (Ce qui ne signifie pas que le NPI ne rentrera pas dans l’arène. Il s’y prépare activement).

Cette mobilisation s’avère urgente et vitale. Une certaine commission étatique, parrainée par l’ex-conseiller de Mitterrand, Jacques Attali, travaille fébrilement à « déréglementer » diverses professions. La liste en est fort longue. Seuls les taxis ont réagi à ce jour, alors que la promulgation de mesures catastrophiques est fc1a7a3d9ff89dd78232f7d7b52e406e.jpgimminente.

Prenons ainsi les coiffeurs. La suppression envisagée du brevet nécessaire afin d’exercer cette activité, alors que des connaissances spéciales sont vraiment requises, se fera au détriment de la clientèle, et peut avoir de graves conséquences, il suffit de mentionner les nombreux procès en cours. Evoquons à nouveau les taxis. Se retrouver à la merci de conducteurs amateurs ignorant la topographie de la ville où ils vous transportent, et même la langue du pays, est fâcheux (on le constate dans des métropoles étrangères). Pire, les tarifs fantaisistes, carrément prohibitifs. Des zones « grises » fleurissent déjà en France (voir Roissy). Les élucubrations de Jacques Attali généreront une vaste anarchie. Il faut s’y opposer à temps. Vite, très vite.

Jeudi 27 septembre 2007.               

 

         

26/09/2007

"Small business" et petite entreprise

 

 Aux Etats-Unis, le modèle qu’il nous faudrait, selon les medias, toujours copier, en dépit des énormes différences de toute nature entre la France et ce pays-continent, il existe un « Small Business Act ».bdb526d95ccb31016ae431f319ca9af2.jpg

 

Ce texte réserve aux PME 100 milliards de dollars par an de commandes publiques. Ce qui a donné à ceux qui vont chercher leurs idées de l’autre côté de la Grande Mare l’intuition qu’il faudrait en avoir l’équivalent en France.

Seulement, il y a un petit détail gênant. L’autorisation de l’ Organisation Mondiale du Commerce doit être sollicitée, car une réglementation de ce genre est censée fausser la libre concurrence. Washington a obtenu sans problème le feu vert de l’OMC. Pour plusieurs raisons, Bruxelles ne souhaite pas solliciter son accord. Conclusion, dossier bloqué. De toute façon, l’application à chaque pays de l’attribution de telle ou telle part des commandes publiques pour les PME soulèverait des difficultés graves, aux yeux de l’eurocratie. Il y aurait « préférence nationale »..Inadmissible par Bruxelles. 6b0648819f0ba8b1cd1515933ee61735.jpg

On dira que les PME sont dans leur écrasante majorité nationales, alors que les grandes entreprises sont largement internationales. Certes. Il n’empêche que le dossier « Small Business Act » se recouvre de poussière. Du coup, on voit un éditorialiste du Figaro Economie demander, afin de le relancer, que les commandes publiques à l’échelon national soient réservées aux PME d’autres Etats membres de l’Union Européenne. Nous trouvons la suggestion aussi mauvaise que déplacée. Les PME en cause ne seraient, dans le meilleur des cas, que des sous-traitantes de multinationales.

 

 Par ailleurs, les commandes publiques au niveau de l’Etat se décomposent bien souvent en des ordres à taille réduite, à la portée des vraies PME, qui non seulement seraient écartées du marché par ce système,  mais que l’on condamnerait ainsi, étant donné le caractère essentiel des commandes publiques dans l’économie, à végéter.                                                                                                                            

 

22/09/2007

Remous au tribunal de commerce de Nancy

 La démission du président du Tribunal de Commerce de Nancy, n’a pas, en dehors de cette métropole lorraine, retenu toute l’attention qu’elle méritait. François Ganne a courageusement stigmatisé les pratiques liées à « la trop grande promiscuité » entre les juges consulaires et les administrateurs. Du coup, son vice-président et trois juges se sont faits mettre en disponibilité. 

 Ces événements sont la conséquence d’une plainte que François Ganne avait déposée début 2007 auprès du Procureur de la République au sujet « d’anomalies graves dans certains dossiers précis ». La plainte lui a valu de graves menaces personnelles.66f334fae7b32453393f0177f85a3c82.jpg

Un propos de François Ganne nous préoccupe tout particulièrement : « Des membres de certaines organisations professionnelles m’ont fait comprendre que je ne devais pas faire de vagues ». C’est le genre de pressions que le NPI déteste par dessus tout.

Le monopole de « certaines organisations » sur les Chambres de Commerce s’apparente trop souvent à un étouffoir. Il est grand temps qu’un souffle puissant aère ces Chambres trop fermées.

21/09/2007

Quand les taxis ne roulent pas...

Dans la soirée et la nuit du 14 au 15 septembre, il y a eu une extrême difficulté à trouver un taxi libre dans les rues de la capitale. Le délai moyen d’attente pour les clients a été de 42 mn. On plaint les utilisateurs par urgence. Naturellement, l’antienne classique, et parfaitement erronée, « il n’y a pas assez de taxis à Paris », est aussitôt apparue.4b5df2710314bef738fec45996f2177c.jpg

La cause de la rareté des taxis était en fait de nature religioso-ethnique : le ramadan

Ce qui trahit la profonde mutation « sociologique » des professionnels. Et ceci rappelle l’Aïd el Kébir de l’an dernier, où la même pénurie de taxis s’était produite. Les pouvoirs publics ne résoudront pas le problème en distribuant à la volée des licences supplémentaires.

19/09/2007

R.S.I. anonyme

 

Lorsque l’on a affaire au fisc ou à l’URRSAF, dans des occasions souvent peu agréables, on discute sur rendez-vous, ou par téléphone, avec des employés identifiés.b349f285460ec90a5018bd0280ef3de7.jpg Au Régime Social des Indépendants, ce n’est pas le cas. Impossible d’obtenir l’identité d’un titulaire de gestion de dossiers.

 

On nous promettait monts et merveilles du RSI, nouvelle institution regroupant plusieurs anciennes. On découvre une bureaucratie qui ne tient pas à assumer ses responsabilités.

17/09/2007

La Poste bat son record !

Le NPI a déjà relevé d’étonnants délais pour le retour de correspondances qu’il avait adressées à des personnes ou entreprises ayant changé de domicile, sans qu’il fut au courant. Mais cette fois, un record est battu. Ses vœux de nouvelle année 2007, expédiés le 5 janvier 2007, à partir de Paris 14ème, vers une société de Neuilly-sur-Seine, commune limitrophe de Paris, viennent de lui être retournés, le 13 septembre 2007, avec la mention : « N’habite plus à l’adresse indiquée ». L’adresse du syndicat figurait dûment au dos de l’enveloppe.04fcbaf4ed2b60a54d1e3299919d83c5.jpg

250 jours pour un retour des plus banals, et un trajet exécutable, aller et retour, en moins d’un jour à pied, c’est beaucoup. On dira que nous avons tort de nous émouvoir pour si peu. Le NPI pense que, si l’on passe sur des manquements de ce genre, assez fréquents, la notion de service finira par s’effriter, puis disparaître. Devant des tarifs postaux qui ne ratent pas les occasions d’augmentations, on ne peut que réclamer des délais normaux.

14/09/2007

Des SOS vers le NPI

Il y a de nombreux syndicats de salariés. En principe, ils sont aux aguets partout, prêts à traquer la vilaine bête patronale. Du moins, ils le donnent à entendre. La réalité présente un autre visage.

Notre intitulé est clair, on ne peut pas s’y tromper. Nous sommes une organisation patronale. Nos adhérents sont des Chefs d’entreprise, des Indépendants, pas des salariés. Devant les conseils de prud’hommes, nous défendons nos adhérents, face à des salariés, et à des syndicats de salariés. Souvent également, nous oeuvrons pour les intérêts d’une entreprise, et du même coup, de l’ensemble de ses salariés. Néanmoins, nous avons des surprises.

plus en plus fréquemment, des salariés s’adressent à nous. fdbd96d72782c7e447d05ad62c055a76.jpgPour les défendre contre leurs patrons, ou face à un administrateur judiciaire, ou contre un service public. En toute connaissance de cause de notre intitulé. A chaque fois, nous dissipons avec plus ou moins de succès l’équivoque.

Des cas qui nous sont soumis, découlent une indiscutable vacuité du syndicalisme de salariés, concentré dans la fonction publique. Les moyens importants dont disposent leurs unions locales n’empêchent pas un désintérêt marqué pour de nombreuses situations, sous des prétextes divers.

12/09/2007

Un sentiment de malaise

  Il y a des moments où l’on ne sait plus si l’on doit se taire ou s’exprimer. Ainsi, lorsqu’on nous informe qu’un ancien ministre de l’Economie français – il l’était avant les élections de cette année ! – devient conseiller senior de la Rothschild North America.

 

  Est-ce toucher à la politique que d’exprimer notre sentiment de malaise ? Dans ce cas, puisque tout est politique, comme disait un théoricien monarchiste du XXème siècle, il n’y a que des sujets à passer sous silence. Alors, tant pis, disons notre opinion, nous sommes choqués. 8bcf764126e5d46db5380251f2345d6f.jpg Pourquoi ? Parce qu’une reconversion à très haut niveau suppose bien des contacts qui ne se nouent pas en quelques semaines. Un ministre de l’économie prend forcément des mesures concernant les PME-PMI, aussi bien que les institutions financières internationales. Quel avenir peut proposer une petite entreprise à un ex-politique de rang élevé ? La question fait sourire devant sa naïveté. Elle est néanmoins grave.

Nous ne croyons pas que les entreprises françaises, de manière indiscriminée, peuvent toutes se retrouver dans la même organisation de défense et de promotion. C’est pourquoi nous faisons bande à part, au risque de passer pour des briseurs d’unité.

 L’univers des PME-PMI est particulier. Il s’oppose souvent à celui des mastodontes dans divers secteurs. Un responsable de l’Economie qui se prépare à rejoindre cd6dcd841df8162a60892aa86b500a95.jpgune firme aux activités financières planétaires est-il dans une disposition d’esprit proche des PME-PMI ? Nous ne parvenons pas à le croire. Des expériences amères, voire cruelles, nous ont amenés à ce point de vue.

 

Et lorsqu’on apprend simultanément que l’ancien directeur adjoint du cabinet de Thierry Breton  rejoint de son côté la banque américaine Merrill Lynch, nous nous disons, en paraphrasant une publicité connue de charcuterie, qu’il y a des dirigeants avec lesquels nous ne partageons pas les mêmes valeurs.

 

10/09/2007

Quand l'investissement tue !

L’air à la mode se chantonne sur le thème : « Petites PME, devenez grandes ». Mais comment ? Le moyen le plus classique, le plus recommandé, c’est d’investir et d’embaucher, dès que l’on maîtrise son segment de marché. C’est précisément là où le bât blesse.

 

 Au hasard de nos passages dans les tribunaux de commerce, nous avons relevé des cas de même type, ceux des PME-PMI d’une trentaine de salariés. Ces entreprises dynamiques progressent, les commandes affluent, et il devient nécessaire de se doter de matériels supplémentaires, et du dernier type. D’où des investissements. Qui entraîne des embauches.

 

 Etant donné l’absence trop fréquente de fonds propres importants, on recourt au crédit bancaire. Que surgisse 6d6c0a7a1c710690604f1713feea3528.jpgune contre-offensive de la concurrence, ou une récession passagère, on s’aperçoit que les délais de remboursement sont trop courts et de loin. Les banquiers ne veulent rien entendre pour une renégociation. Et voici le redressement, la menace de liquidation, accompagnés par de premières réductions d’effectifs.       

 

En ce moment, nous suivons de près le destin de deux entreprises dans cette situation, toutes deux pourvues de bons carnets de commande, et de perspectives prometteuses. Rien n’y fait. Personne ne leur tend la main. Surtout pas leurs banques.

 

Pourtant, ces instituts financiers, sans exceptions, investissent massivement (et pas toujours heureusement). Mais hors de France. Après quoi, l’on s’étonne qu’il y ait si peu d’entreprises de quelques centaines de salariés chez nous. Les établissements spécialisés dans le prêt aux PME en soutiennent au total un nombre parfaitement ridicule, eu égard aux fonds disponibles, et aux garanties dont ils sont dotés.

 

 Les discours sont une chose, l’abstentionnisme bancaire une autre.

05/09/2007

Rupture estivale

 

Bientôt l’automne, et en cette période de rentrée, nous avons fait notre bilan estival. Dans l’ensemble, désastreux.

Non pas que nous n’ayons eu plusieurs dossiers aussi urgents qu’importants à régler. Mais nous avons constaté, à nos dépens, que les services publics, nos partenaires obligés, figuraient presque tous aux abonnés absents.

 

Justice ou municipalités, ministères et autres, s’avéraient injoignables, telle antenne, contactée à grand peine, ne retrouvait plus sa référence, telle autre fermait en fait complètement. Les responsables se trouvaient invariablement en congés, sans remplaçant. Guettant avec impatience le retour d’un décisionnaire, nous apprenions qu’une autre personne, dont dépendait l’application de la mesure prise, étant aussi partie, il nous fallait patienter à nouveau deux ou semaines, parfois plus.

 

 

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 Nous nous souvenons des campagnes dirigées à l’encontre des entreprises, accusées de désorganiser la France, en fermant de telle date à telle date, et « contraignant » leurs salariés ainsi à prendre leurs vacances tous en même temps. La mauvaise foi des organisateurs de ces agitations médiatiques régulières était patente. Personne ne s’inquiète de la désorganisation des administrations les plus essentielles à un règlement prompt de problèmes urgents.

 

Trois cas pénibles en particulier nous ont été soumis, et c’est de justesse qu’ils n’ont pas tourné à l’aigre. Parce que rien ne pouvait trouver de solution avant septembre. On parle beaucoup de la continuité des services publics à propos des grèves. Et si l’on prenait quelques dispositions simples pour éviter leur discontinuité pour l’exécution d’actes administratifs des plus simples, parfaitement prévisibles et exécutables sans le moindre renforcement des effectifs, et sans empêcher qui que ce soit de jouir de ses vacances ?

 

Cela suppose simplement un minimum de respect de « l’usager ». Une attitude pas toujours, hélas, allant de soi, et parfois à des niveaux hiérarchiques surprenants.

 

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