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26/03/2008

Nouveau contrat de travail, nouveau casse-tête

La discussion sur le « nouveau contrat de travail » bât son plein, elle a atteint le Conseil d’Etat, et le projet de loi va aboutir à l’Assemblée nationale pour le 15 avril.1154198609.jpg

 A l’heure présente, tout permet de croire que les PME-PMI, Indépendants peuvent s’attendre à des complications supplémentaires lorsqu’ils voudront embaucher.

Comme si les « spécialistes » et négociateurs oubliaient cette donnée fondamentale : « les petites entreprises n’ont pas de DRH, tout le tracas administratif et judiciaire repose sur le chef d’entreprise lui-même. » (Bertrand Nouel, expert juridique à l’IFRAP, Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques).

Lorsque l’on examine le projet d’accord de 24 pages ( !) sur la question, concocté par les partenaires sociaux, on découvre des obligations supplémentaires pour les employeurs. Quant au concept de « rupture conventionnelle », il est entouré de telles obscurités et contradictions qu’il s’avère pratiquement inutilisable, sauf à courir les plus grands risques.

Des « réformes » de ce genre sont pires que le statu-quo. Nous disons : « Non, merci ».

21/03/2008

Concurence municipale déloyale

Les photographes connaissent de sérieuses difficultés avec le numérique, qui a rendu caduc des investissements lourds dans lesquels ils s’étaient engagés. Ce n’est pas la seule épine dans leur pied.

 

Une bonne part de leur clientèle leur demande des photos d’identité. Or, les mairies installent entre leurs murs 732228609.jpgun service spécialisé pour ce faire.

Ce qui amène une double réflexion. Le service offert par les mairies est bien entendu payant. L’investissement et les frais de fonctionnement sont à la charge des contribuables locaux. Les photographes, eux, sont concurrencés déloyalement, doublement.

 

Qu’un service soit offert au plus près où le besoin s’en fait sentir, pourquoi pas ? Doit-il être installé avec l’argent des contribuables ? Non. Les photographes ne sont pas les seuls à pâtir de ces pratiques.

 

On ne compte plus les municipalités qui disposent de matériel de restaurateur dans des salles municipales, et qui mettent à disposition des repas et boissons tarifés, là aussi avec un prix de revient aux frais de la collectivité. Et la liste d’autres prestations est très longue.

17/03/2008

Pour un vrai ministère des T.P.E.

 L’idéal serait de n’avoir pas besoin d’un ministère des PME-PMI, TPE. Ce n’est pas le cas dans la France d’aujourd’hui. Le secrétariat d’Etat qui est chargé d’améliorer leur destin dans le gouvernement Fillon est dirigé par Hervé Novelli, patron de PME. En principe, une garantie. La question qui se pose, c’est de savoir quels sont ses moyens. Le Baromètre des TPE de Christian Latouche s’est interrogé à ce sujet. Laissons-lui la parole :

« Le ministre de l’Agriculture dispose d’un budget de 5 milliards d’euros pour moins de 600 000 agriculteurs. Monsieur Novelli 549568762.jpgdoit se contenter de 0,85 milliards d’euros pour 2 600 000 TPE et 100 000 PME, pourtant les principales créatrices de valeur et d’emplois depuis plus de 10 ans. On constate à l’énoncé de ces quelques chiffres le peu d’importance accordée aux TPE par le pouvoir politique. »

Et ce propos se complète ainsi : « Selon les patrons de TPE, les idées de Monsieur Novelli méritent pourtant d’être mises en oeuvre, notamment le statut d’auto-entrepreneur, une alternative ou un complément au salariat. » Le Baromètre des TPE réclame que le secrétariat d’Hervé Novelli ait, « au minimum, droit de cité. » Nous sommes du même avis.

13/03/2008

Manifestation des Auto-Ecoles

776040703.jpgRien n’exaspère plus les candidats au permis de conduire – document très souvent indispensable dans la vie professionnelle, entre autre – que les délais d’attente pour passer l’examen. De plus, cela rend le permis encore plus coûteux, car ils entraînent des leçons supplémentaires d’entretien des connaissances.

 

D’où des incidents avec les examinateurs, parfois brutaux. Outre la lenteur calculée des pouvoirs publics, pour des raisons non avouées clairement, mais à coup sûr basées sur la volonté de réduire le nombre des titulaires du permis, il y a aussi la réglementation européenne qui aggrave depuis 2005 la situation.

 

Et le clou, c’est le malthusianisme frappant le nombre des examinateurs. Il en manque plusieurs centaines. Le service interministériel à la sécurité routière a annoncé que 61 nouveaux inspecteurs seraient recrutés courant 2008.

 

Ce qui est ridicule par rapport aux besoins. D’où la légitime révolte des auto-écoles qui n’ont pas d’autre choix que de manifester dans huit grandes villes de France. Le NPI se déclare solidaire de leurs revendications, lesquelles, au demeurant, ne se limitent pas au nombre d’inspecteurs.

11/03/2008

Délais de paiement, l'obstacle.

205365461.jpgLes délais de paiement abusivement prolongés ont tué de trop nombreuses PME et PMI. Le secrétaire d’Etat chargé des Entreprises, Hervé Novelli, s’évertue à les abréger.

 

 Cependant, il y a un obstacle, et de taille, sur la route du raccourcissement : l’Etat. Et là, la bonne volonté manifeste d’Hervé Novelli aura peine à en venir à bout ;

En effet, réduire les délais, par exemple en passant à 30 jours dans le public, coûterait, selon Bercy, la bagatelle de 10 milliards d’euros aux administrations d’Etat. Or, les moyens financiers de la plupart d’entre elles, ainsi dans le système hospitalier, sont tendus, et elles affirment qu’elles ne pourront pas s’aligner.

 

 D’où la difficulté à progresser, car « l’argent manque ». Le gouvernement veut la réduction des délais, son appareil ne peut l’appliquer. On espère qu’une solution puisse être trouvée. Pendant la campagne électorale présidentielle, des promesses ont été formulées. De manière irresponsable ?  

03/03/2008

Grave agression contre une personnalité du monde forain

1898409186.jpgLe Bureau National du NPI se joint à sa branche professionnelle des Forains afin d’exprimer à M. André Campion et à son épouse, victimes d’une grave agression fin février en Picardie, l’expression de leur solidarité.

 

Contrairement à ce qui a pu être indiqué ici ou là, il ne s’agit pas d’un banal cambriolage, mais d’une opération ciblée d’une bande de « cagoulards ». Le NPI, très sensible à la liberté fondamentale qu’est la sécurité des biens et des personnes, demande que l’enquête soit menée avec les moyens requis, et la volonté nécessaire. Il adresse également ses vœux de rétablissement le plus rapide aux blessés de cet acte de grande criminalité.1574027557.jpg

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