03/04/2008
Réponse à une correspondante.
Un licenciement amiable, correspondant à l’intérêt des deux parties, de l’entreprise et du salarié, quoi de mieux en principe ? Le salarié, ainsi, peut y « gagner » des indemnités. Une nouvelle loi devrait le permettre sans encombre. Voire.
On peut prédire, sans aucun risque de se tromper, hélas, que, par la suite, des salariés contesteront les modalités du licenciement
à l’amiable, et attaqueront leurs employeurs devant les conseils de prud’hommes. Et que les organismes sociaux ne resteront pas neutres, car ils sont « gagnants », en cas de « réajustements » pour cause de licenciements « abusifs ». Afin d’échapper à de tels dérapages, il conviendrait que la nouvelle loi soit extrêmement précise dans ses attendus, ou plutôt, dans son décret de mise en application. Le passé prouve qu’il y a d’abord une longue période de latence, qui permet à une pratique pas nécessairement favorable aux chefs d’entreprise, de s’instaurer, en tout cas à des litiges innombrables de surgir, et à une jurisprudence de s’imposer.
Par conséquent, il faut voir venir, avant de se réjouir.
12:17 Publié dans Archives du syndicat, article du jour !, la loi et nous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Bonjour,
je vous remercie de votre réponse certes très détaillées, je ne m'attendais pas à ce que mon commentaire soit suivi d'une réponse de votre part, je suis agréablement surprise, même si je reste perplexe.
Votre réponse est une vue de l' "employeur", en tant que salarié je pense que nous avons beaucoup à attendre de cette loi et en effet, je reste attentive au contenu à venir !
Ecrit par : Myriam | 12/04/2008
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