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25/06/2008
A l'honneur des Indépendants
DES IDEES POUR DU PETROLE
Hubert de Beaufort, il y a près de trois décennies, fut Président du Syndicat National de la Petite et Moyenne Industrie. Ce SNPMI, de glorieuse mémoire, devait évoluer, sous des pressions diverses, jusqu’en 2000, vers sa fin. Avec des hommes de la trempe d’Hubert de Beaufort, nul doute qu’il existerait encore aujourd’hui, sous une forme proche de celle de ses origines. Nous nous efforçons, pour notre part, d’y rester fidèles au plus près, dans une société en évolution accélérée, parfois pour le pire.
Hubert de Beaufort, aujourd’hui dirigeant de l’Institut de Recherche pour l’Intelligence Economique, Sociale et Stratégique, a publié de nombreuses études à caractère encyclopédique. Nul pays du monde qui échappe, dans toutes ses dimensions, à son œil lucide. Il vient de réaliser un livre sur « Le grand défi du siècle, la fin du pétrole : quand et pourquoi ? » , paru chez F.X. de Guilbert (140 pages, 18 euros). On ne saurait trop conseiller sa lecture, tellement Hubert de Beaufort renouvelle un thème devenu une véritable scie, sans idées neuves. Lui, pour sa part, renouvelle le sujet, et apporte enfin de véritables perspectives, qui font confiance à l’ingéniosité humaine, malgré les obstacles que certaines structures s’ingénient à dresser sur les voies du salut.
14:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pétrole, snpmi, livres
13/06/2008
Pouvoirs publics et tabac
MIEUX VAUT EN RIRE
En France, dit-on, le ridicule ne tue pas. L’Etat, qui tient ferme le monopole des tabacs en France, fait par ailleurs la chasse aux fumeurs, sans souci de la contradiction. Ni des coups qu’il porte aux débitants, qui sont pourtant ses agents, subordonnés aux Douanes. Le côté aberrant des interdictions de toutes natures visant les fumeurs est on ne peut mieux illustré par l’anecdote que publie le dernier numéro de Losange, le magazine des buralistes de France. Une inondation, à la suite d’un orage, s’est produite dans un local à poussettes et un hall d’un ministère parisien. Elle a nécessité l’intervention des pompiers. Qui ont établi qu’une gouttière était engorgée, et ne remplissait plus son office. Cause du non fonctionnement : des centaines de mégots de cigarettes, ainsi que des paquets vides de tabac, plus des gobelets, jetés par des fenêtres du bâtiment, remplissaient le conduit. A propos, le ministère en cause, c’est celui de la Santé. D’où Mme Bachelot a fulminé contre les fumeurs, au grand dam des débitants. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais…
15:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : buralistes, ministère de la santé, répression
Un coup contre les PME
LE SCANDALE DES PRUD’HOMMES
Sur quelques 2 000 000 d’employeurs susceptibles de voter pour la partie patronale des élections prud’homales, ils n’y en avaient d’enregistrés et pouvant participer au renouvellement des conseils début décembre, que 350 000. En 2002, ils se comptaient750 000, ce qui était déjà fort peu. A quoi tient cette énorme déperdition ? Au système, qui oblige l’employeur à remplir un formulaire rédigé de façon en partie incompréhensible, et à le renvoyer. Le salarié, lui, se trouve, sauf exceptions rares, automatiquement porté sur les listes, et n’a qu’à attendre de recevoir sa carte pour désigner son organisation représentative.
La formalité requise désavantage évidemment les Indépendants, Commerçants et Artisans, PME-PMI, qui ne remplissent que les documents obligatoires, fort nombreux, et ont tendance à classer poubelle les autres écrits administratifs. Sachant que l’abstention des patrons aux élections prud’homales peut dépasser les 80 % des inscrits, on conçoit à quel point la partie patronale des conseillers prud’homaux est fragilisée par le mode d’inscription des électeurs, parmi lesquels se recrutent les candidats.
On voudrait tuer l’institution que l’on ne s’y prendrait pas autrement. A Bruxelles, les eurocrates méditent de supprimer les prud’hommes, une « exception française » (ce qui est d’ailleurs faux). Il n’y aurait plus que des magistrats professionnels pour trancher les conflits du travail. Cela, à coup sûr, se retournerait contre le patronat petit et moyen, étant donné la méconnaissance à peu près totale de l’entreprise qu’ont les juristes purs issus des écoles de la magistrature. Le patronat réel doit défendre les conseils de prud’hommes, malgré leurs imperfections et parfois leurs dérives. L’un des multiples enregistrements par les pouvoirs publics des employeurs peut et doit servir à ce qu’ils figurent sur les listes électorales prud’homales, sans démarche supplémentaire.
15:16 Publié dans article du jour ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : prud'hommes, élections, inscriptions
06/06/2008
Blocages et permis de travailler
CARBURANT CHER ET VINGT POINTS
La lutte engagée par les initiatives de la base agricole et des routiers, relayant celle des pêcheurs, contre le carburant trop cher, a suscité d’étranges réactions dans certains éléments du patronat, même moyen. On a eu la surprise d’entendre des individualités déclarer carrément qu’ « il y en avait marre des toucheurs de subventions, que s’ils ne pouvaient pas payer leur gazole, ils n’avaient qu’à crever. » Ce point de vue sans fard a au moins celui de la clarté. Les bavards qui s’en font les porte-parole s’imaginent qu’ils défendent ainsi les lois fondamentales de l’économie. Encore faudrait-il pour cela que celles-ci soient respectées en ce qui touche le pétrole. Ce n’est pas le cas. En dehors des spéculateurs de Wall Street et d’ailleurs, qui ne sont pas soucieux de respecter grand chose, il y a la volonté de puissance de divers Etats, et non des moindres, qui pèsent de tout leur poids sur les cours, tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, au gré de leurs intérêts. L’économie n’a rien, ou presque, à voir dans leurs considérations.
Le NPI a répondu aux sollicitations de ses adhérents touchés par la hausse exagérée des carburant, et les faux semblants des politiques sur ce point, qu’il pensait que leur participation à des démonstrations spontanées était positive. Même si ces actions étaient pour l’heure plutôt symboliques. Il croit utile d’y joindre une revendication où les pouvoirs publics en place ne pourront pas renvoyer à Bruxelles, à la Bourse ou ailleurs, pour ne rien faire : les VINGT POINTS pour le permis des professionnels qui passent leur vie de travail sur les routes. Nous ferons ce que nous pourrons pour que ce mot d’ordre soit diffusé cet été. A bon entendeur salut, et en particulier aux grandes organisations du transport, qui le refusent, au motif que « l’opinion ne comprendrait pas ». C’est prendre les gens pour plus bêtes qu’ils ne sont, ou que l’on insinue qu’ils sont.
15:45 Publié dans article du jour ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : permis, hausse de l'energie, manifestations, actions


