28/11/2008

La crise n'est pas que virtuelle

img034.jpgCHÔMAGE, RETOUR A 1993

 

Signe annonciateur que la crise financière présente est en cours de concrétisation pour la France, le nombre des chômeurs est redevenu supérieur à 2 millions – 2 004 500 précisément, pour la première fois depuis le début du printemps 1993.

 

Cela signifie que le ralentissement de l’activité économique, phénomène gravissime pour les Indépendants de toutes les sortes, s’accélère. La politique des dirigeants politiques de toutes espèces, pour les partis de gouvernement, consiste dans de telles circonstances, à inciter les chômeurs à créer leur entreprise, pour qu’ils sortent des fichiers de l’ANPE. En avant les activités à un euro de capital, et autres stupidités dangereuses. D’avance, nous disons NON aux campagnes en ce sens, qui vont refleurir, n’en doutons pas.

Le silence des agneaux

LES PATRONS N’ONT RIEN A DIREimg010.jpg

 

Rien à dire, les chefs d’entreprise . En tout cas, c’est l’opinion du MEDEF, de ses alliés, des pseudo-indépendants, et celle des pouvoirs publics. Un premier cri d’alarme nous est venu des Vosges. En 2002, il y avait encore 150 communes qui mettaient, au moment des élections prud’homales, un panneau à la disposition des listes d’employeurs. En 2008, il va en rester…15.

 

Ailleurs, la situation est souvent pire. Ainsi, à Paris, les panneaux sont de sortie, devant les mairies, et même dans d’autres emplacements. Il y en a sept. Un officiel, appelant les seuls salariés à voter. Et six autres, réservées aux syndicats de salariés. Pas un seul pour le patronat, ce qui ne dérange absolument pas la coalition MEDEF, ni les faux indépendants. Il existe même des départements où l’on peut trouver un panneau, certes, mais unique, et devant la préfecture. Sans commentaire.

 

On dira que cela n’a pas d’importance. n’y a-t-il pas Internet, les séquences télévisées, des articles de journaux ? Quand on constate l’acharnement des syndicats de salariés à couvrir leurs panneaux d’affiches frappantes, on se doute que ce mode de propagande n’est pas si négligeable que cela. Et l’on note que le patronat si timide enregistre un pourcentage d’abstentionnistes nettement plus élevé que pour la partie salariés.

 

Le NPI proteste contre la politique du panneau vide du MEDEF et de ses suivistes, l’indifférence des pouvoirs publics. Le paritarisme exige de se faire voir. Ceux qui sont trop discrets auraient-ils peur de leur ombre, ou rien à dire ?

21/11/2008

Elections prud'homales

VOTE ELECTRONIQUE : PAS AU POINT @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 

Les élections prud’homales du 3 décembre ont en réalité débuté dès le 19 novembre à Paris (1 300 000 électeurs dans les deux collèges, salariés et employeurs). Par le vote électronique, grâce à Internet. Le gouvernement estime qu’ainsi, la participation au vote sera stimulée. Il est vrai que celle-ci est plutôt faible, puisqu’en 2002, il y avait eu 73 % d’abstentionnistes chez les employeurs, et 67 % chez les salariés. Mais nous ne sommes pas convaincus, pour avoir assisté à une première tentative lors d’un vote à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, que c’est une bonne idée. La participation n’avait guère été augmentée, et des problèmes techniques sérieux étaient apparus.

 

Il apparaît que des inquiétudes se manifestent à ce sujet, et elles ont été écartées avec aplomb par le ministère du Travail. Nous ne sommes pas pour autant rassurés. Si nous avons l’espérance qu’une panne gigantesque devrait être exclue, des petits ratés sont très probables. Ils suffiront à entacher la régularité du scrutin, et aussi sa confidentialité. Par ailleurs, nous savons qu’une partie de l’électorat est réservée quant à cette pratique, et préfèrera s’abstenir. Allant à l’encontre du but recherché.  Le vote électronique est prématuré. Les élections prud’homales ne doivent pas servir de banc d’essai aventureux.

 

                               

07/11/2008

LES BIZARRERIES DE LA JUSTICE

img010.jpgLe NPI, dans sa vie d’organisation éprouve souvent des surprises. Ainsi quant à la perception de l’honorabilité de ses responsables par les pouvoirs publics, et plus précisément, les services de la Justice. Nous nous souvenons quelque part en Ile-de-France, d’avoir dû renoncer à l’un de nos responsables que nous venions de désigner assesseur dans un tribunal spécialisé. On nous avait informé que son passé comportait pas moins qu’une attaque de banque. Penauds, nous le remplaçâmes séance tenante. Or, peu après, nous apprîmes que le responsable en cause n’avait pas la moindre condamnation à son actif, ni même la moindre inculpation. Et qu’en fait de braquage, il était blanc comme neige. Cependant, le mal était fait.

 

A l’inverse, un responsable du NPI, dans le même département, fut un jour accusé par voie de presse, d’être un pâle voyou, dûment condamné de ce fait. Nous n’en crûmes pas nos yeux. A tort, car sa condamnation existait bel et bien. Quelque temps plus tard, la démission de l’intéressé régla le problème. Et voici qu’arrivent les élections prud’homales de l’automne présent. Que découvrons-nous ? Sur une liste plus ou moins PME, nous le repérons en tête. Etonnés, nous nous renseignons. Une vérité brutale nous est alors assénée : on peut être conseiller prud’homal, c’est à dire juge du social, avec un casier judiciaire chargé, sans que personne n’y trouve à redire, car les syndicats professionnels n’auraient pas de compte à rendre en ce qui concerne le passé de leurs dirigeants. Nous trouvons cela très fort de café, et nous irons plus loin.

 

Dans les deux cas.

Quant à ceux qui seraient tentés d’ironiser à notre sujet, ils feraient bien, d’abord, de vérifier l’honorabilité de leurs propres dirigeants.

 

 

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