13/04/2008
Formation professionnelle à améliorer...
L’une des clés de la question de l’emploi en France se situe dans la qualité de la formation professionnelle. Laquelle, de plus en plus coûteuse, n’a pas le rendement attendu, si l’on tient compte, par exemple, des très nombreux emplois qui ne trouvent pas preneurs, et de ceux pour lesquels des recrutements sont lancés à l’étranger, dans toutes les catégories.

Reprendre le dossier dans son ensemble s’avère titanesque. Et si l’on commençait modestement, et avec des résultats mesurables rapidement, par la gestion des OPCA, les Organismes Collecteurs Paritaires Agréés (par l’Etat) ? Pourquoi les 73 OPCA sont-elles gérées exclusivement par l’Agefos-PME de la CGPME , d’une part, et par l’OPCALAIA du MEDEF, d’autre part ?
Nous pensons qu’il faut que le Patronat Indépendant reprenne sa place au sein des OPCA, le plus vite étant le mieux, car il a des propositions pour assurer l’utilisation des fonds en faveur d’une formation plus efficace, profitant aussi bien aux chefs d’entreprise, qu’à leurs salariés.
15:51 Publié dans Archives du syndicat, article du jour ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cgpme, medef, politique, économie, tandler, actualité, npiparis
03/04/2008
Réponse à une correspondante.
Un licenciement amiable, correspondant à l’intérêt des deux parties, de l’entreprise et du salarié, quoi de mieux en principe ? Le salarié, ainsi, peut y « gagner » des indemnités. Une nouvelle loi devrait le permettre sans encombre. Voire.
On peut prédire, sans aucun risque de se tromper, hélas, que, par la suite, des salariés contesteront les modalités du licenciement
à l’amiable, et attaqueront leurs employeurs devant les conseils de prud’hommes. Et que les organismes sociaux ne resteront pas neutres, car ils sont « gagnants », en cas de « réajustements » pour cause de licenciements « abusifs ». Afin d’échapper à de tels dérapages, il conviendrait que la nouvelle loi soit extrêmement précise dans ses attendus, ou plutôt, dans son décret de mise en application. Le passé prouve qu’il y a d’abord une longue période de latence, qui permet à une pratique pas nécessairement favorable aux chefs d’entreprise, de s’instaurer, en tout cas à des litiges innombrables de surgir, et à une jurisprudence de s’imposer.
Par conséquent, il faut voir venir, avant de se réjouir.
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01/04/2008
Un aveu du RSI

Le Régime Social des Indépendants, voulu par les pouvoirs publics et par les dirigeants de certains syndicats d’artisans et commerçants, fascinés par les réceptions ministérielles parisiennes, s’est rapidement avéré pire que la situation antérieure à sa mise en place. En particulier, il a entrepris une récupération des cotisations sociales, regroupées, avec un manque d’égard, pour ne pas dire une brutalité, que ni le fisc, ni l’URSSAF, n’osent plus pratiquer.
Nous avons déjà signalé que, alors que les employés des impôts et de l’URSSAF sont dotés d’un nom et d’un prénom, ceux du RSI sont rigoureusement anonymes. Nous avons aussi relevé l’opération des prélèvements imposés par l’organisme, au mépris de la réglementation en vigueur. Prétextant la mise en œuvre d’une « réforme qui concerne 1,6 million de chefs d’entreprise », la direction du RSI a dû récemment battre en retraite au sujet de l’échéancier unique, établi sans concertation préalable avec les Indépendants.
Elle a reporté du début à la fin février les échéances de paiement imposées, et celles de mars du début au 15 du mois. Ce recul paraîtra peu de chose. Il indique cependant que les très – trop – nombreuses réclamations des assujettis ont inquiété les gestionnaires du RSI, qui sentaient une vague de colère se former. Il leur faudra néanmoins apprendre encore à tenir compte des possibilités réelles de payer de chefs d’entreprise ponctionnés au delà du raisonnable.
22:40 Publié dans Archives du syndicat, article du jour !, la loi et nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rsi, urssaf, syndicat, npi
26/03/2008
Nouveau contrat de travail, nouveau casse-tête
La discussion sur le « nouveau contrat de travail » bât son plein, elle a atteint le Conseil d’Etat, et le projet de loi va aboutir à l’Assemblée nationale pour le 15 avril.
A l’heure présente, tout permet de croire que les PME-PMI, Indépendants peuvent s’attendre à des complications supplémentaires lorsqu’ils voudront embaucher.
Comme si les « spécialistes » et négociateurs oubliaient cette donnée fondamentale : « les petites entreprises n’ont pas de DRH, tout le tracas administratif et judiciaire repose sur le chef d’entreprise lui-même. » (Bertrand Nouel, expert juridique à l’IFRAP, Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques).
Lorsque l’on examine le projet d’accord de 24 pages ( !) sur la question, concocté par les partenaires sociaux, on découvre des obligations supplémentaires pour les employeurs. Quant au concept de « rupture conventionnelle », il est entouré de telles obscurités et contradictions qu’il s’avère pratiquement inutilisable, sauf à courir les plus grands risques.
Des « réformes » de ce genre sont pires que le statu-quo. Nous disons : « Non, merci ».
10:58 Publié dans Archives du syndicat, article du jour !, la loi et nous | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pme, pmi, conseil d'état, assemblée nationale, ifap
21/03/2008
Concurence municipale déloyale
Les photographes connaissent de sérieuses difficultés avec le numérique, qui a rendu caduc des investissements lourds dans lesquels ils s’étaient engagés. Ce n’est pas la seule épine dans leur pied.
Une bonne part de leur clientèle leur demande des photos d’identité. Or, les mairies installent entre leurs murs
un service spécialisé pour ce faire. Ce qui amène une double réflexion. Le service offert par les mairies est bien entendu payant. L’investissement et les frais de fonctionnement sont à la charge des contribuables locaux. Les photographes, eux, sont concurrencés déloyalement, doublement.
Qu’un service soit offert au plus près où le besoin s’en fait sentir, pourquoi pas ? Doit-il être installé avec l’argent des contribuables ? Non. Les photographes ne sont pas les seuls à pâtir de ces pratiques.
On ne compte plus les municipalités qui disposent de matériel de restaurateur dans des salles municipales, et qui mettent à disposition des repas et boissons tarifés, là aussi avec un prix de revient aux frais de la collectivité. Et la liste d’autres prestations est très longue.
16:12 Publié dans Archives du syndicat, article du jour !, vie des commerçants | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : actualité, mairies, paris, politique, photomaton, npiparis, tandler
17/03/2008
Pour un vrai ministère des T.P.E.
« Le ministre de l’Agriculture dispose d’un budget de 5 milliards d’euros pour moins de 600 000 agriculteurs. Monsieur Novelli
doit se contenter de 0,85 milliards d’euros pour 2 600 000 TPE et 100 000 PME, pourtant les principales créatrices de valeur et d’emplois depuis plus de 10 ans. On constate à l’énoncé de ces quelques chiffres le peu d’importance accordée aux TPE par le pouvoir politique. »
Et ce propos se complète ainsi : « Selon les patrons de TPE, les idées de Monsieur Novelli méritent pourtant d’être mises en oeuvre, notamment le statut d’auto-entrepreneur, une alternative ou un complément au salariat. » Le Baromètre des TPE réclame que le secrétariat d’Hervé Novelli ait, « au minimum, droit de cité. » Nous sommes du même avis.
19:15 Publié dans Archives du syndicat, article du jour ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11/03/2008
Délais de paiement, l'obstacle.
Les délais de paiement abusivement prolongés ont tué de trop nombreuses PME et PMI. Le secrétaire d’Etat chargé des Entreprises, Hervé Novelli, s’évertue à les abréger.
Cependant, il y a un obstacle, et de taille, sur la route du raccourcissement : l’Etat. Et là, la bonne volonté manifeste d’Hervé Novelli aura peine à en venir à bout ;
En effet, réduire les délais, par exemple en passant à 30 jours dans le public, coûterait, selon Bercy, la bagatelle de 10 milliards d’euros aux administrations d’Etat. Or, les moyens financiers de la plupart d’entre elles, ainsi dans le système hospitalier, sont tendus, et elles affirment qu’elles ne pourront pas s’aligner.
D’où la difficulté à progresser, car « l’argent manque ». Le gouvernement veut la réduction des délais, son appareil ne peut l’appliquer. On espère qu’une solution puisse être trouvée. Pendant la campagne électorale présidentielle, des promesses ont été formulées. De manière irresponsable ?
10:10 Publié dans Archives du syndicat, article du jour !, la loi et nous, le fisc et nous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hervé novelli, politique, actualité, municipales
03/03/2008
Grave agression contre une personnalité du monde forain
Le Bureau National du NPI se joint à sa branche professionnelle des Forains afin d’exprimer à M. André Campion et à son épouse, victimes d’une grave agression fin février en Picardie, l’expression de leur solidarité.
Contrairement à ce qui a pu être indiqué ici ou là, il ne s’agit pas d’un banal cambriolage, mais d’une opération ciblée d’une bande de « cagoulards ». Le NPI, très sensible à la liberté fondamentale qu’est la sécurité des biens et des personnes, demande que l’enquête soit menée avec les moyens requis, et la volonté nécessaire. Il adresse également ses vœux de rétablissement le plus rapide aux blessés de cet acte de grande criminalité.
17:04 Publié dans Actions engagées par le Syndicat NPI, Archives du syndicat, article du jour ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : forain, prime, paris, npi, tandler, campion
29/02/2008
Délais de paiement : du retard
Les paiements retardés sont la hantise des PME-PMI, des Indépendants de toutes tailles.
Les sous-traitants sont les principales victimes, notamment dans l’industrie de la mécanique.
Au début 2007, un accord avait été d’ailleurs signé dans ce secteur entre les constructeurs automobiles et les équipementiers pour réduire les délais de paiement. Il est entré en vigueur en septembre 2007, retard déjà significatif, et est demeuré lettre morte depuis. Ce qui fait que les entreprises concernées ont lancé un SOS aux pouvoirs publics. Le secrétariat d’Etat aux Entreprises d’Hervé Novelli s’est chargé du dossier. Les négociations s’avèrent laborieuses, mais leur aboutissement devrait être imminent.
Reste à savoir si le texte prévu dans la loi sur la modernisation de l’économie, à venir, sera respecté par les mauvais payeurs. Ou s’ils trouveront un biais pour agir à leur seule convenance. Le NPI s’indigne des procédés dilatoires jusqu’ici employés.
16:32 Publié dans Archives du syndicat, article du jour !, la loi et nous, vie des commerçants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicat, pme, medef, npi, tandler, paris
20/02/2008
Les indépendants de la réparation Auto dans la tourmente
Le Conseil national des Professions de l’ Automobile – CNPA – a effectué avec Les Echos un sondage auprès d’un échantillon de 500 de ses ressortissants. Les résultats en sont plutôt inquiétants. 53,7 % des questionnés s’estiment dans une situation plus difficile qu’il y a 5 ans, et 69,6 % pensent que le secteur évolue vers une « forte » réduction du nombre d’agents et d’indépendants. 67,4 % voient comme « très probable » le regroupement de ces indépendants dans des franchises.
La France compte 50 000 réparateurs, parmi lesquels 15 000 à 18 000 petits garages « toutes marques ». Une « évaporation naturelle » en fait disparaître chaque année 10 %. Pour notre part, nous concluons que la dite évaporation est due à la mauvaise volonté des marques, qui refusent la distribution aux « petits » de pièces de maintenance essentielles.
La signification du phénomène est simple : le service de proximité, surtout dans les zones rurales, en prend un coup sévère. Le désert français s’accentue sur ce point. Le NPI met en garde à ce sujet. Les déséquilibres territoriaux s’aggravent, et les pouvoirs publics, non seulement ne s’émeuvent pas, mais y contribuent (affaire des suppressions de tribunaux, entre autre).
16:45 Publié dans Archives du syndicat, article du jour !, vie des commerçants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, économie, automobilistes, autos, npi


