13/06/2008

Un coup contre les PME

img010.jpgLE SCANDALE DES PRUD’HOMMES

 

Sur quelques 2 000 000 d’employeurs susceptibles de voter pour la partie patronale des élections prud’homales, ils n’y en avaient d’enregistrés et pouvant participer au renouvellement des conseils début décembre, que 350 000. En 2002, ils se comptaient750 000, ce qui était déjà fort peu. A quoi tient cette énorme déperdition ? Au système, qui oblige l’employeur à remplir un formulaire rédigé de façon en partie incompréhensible, et à le renvoyer. Le salarié, lui, se trouve, sauf exceptions rares, automatiquement porté sur les listes, et n’a qu’à attendre de recevoir sa carte pour désigner son organisation représentative.

 

La formalité requise désavantage évidemment les Indépendants, Commerçants et Artisans, PME-PMI, qui ne remplissent que les documents obligatoires, fort nombreux, et ont tendance à classer poubelle les autres écrits administratifs. Sachant que l’abstention des patrons aux élections prud’homales peut dépasser les 80 % des inscrits, on conçoit à quel point la partie patronale des conseillers prud’homaux est fragilisée par le mode d’inscription des électeurs, parmi lesquels se recrutent les candidats.

 

On voudrait tuer l’institution que l’on ne s’y prendrait pas autrement. A Bruxelles, les eurocrates méditent de supprimer les prud’hommes, une « exception française » (ce qui est d’ailleurs faux). Il n’y aurait plus que des magistrats professionnels pour trancher les conflits du travail. Cela, à coup sûr, se retournerait contre le patronat petit et moyen, étant donné la méconnaissance à peu près totale de l’entreprise qu’ont les juristes purs issus des écoles de la magistrature. Le patronat réel doit défendre les conseils de prud’hommes, malgré leurs imperfections et parfois leurs dérives. L’un des multiples enregistrements par les pouvoirs publics des employeurs peut et doit servir à ce qu’ils figurent sur les listes électorales prud’homales, sans démarche supplémentaire.

 

12/06/2007

Un traitement cosmétique des vols

Le dernier n° du Nouveau Courrier de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, veut « aider les touristes étrangers victimes de vol ». Les préoccupations dites « sécuritaires » sont en général très mal vues par les institutions contrôlées par le MEDEF, aussi devrait-on se féliciter de cet intérêt.

 

Néanmoins, à la réflexion, l’aide ne va pas très loin. Elle part du constat très ancien que les touristes étrangers dépouillés92eb2d0d5d773a9a3ac66fb87c6bccc6.jpg à Paris par des malfrats, organisés en bandes bien incrustées, ne parviennent pas à déposer plainte dans la plupart des cas, renvoyés qu’ils sont de services en services, se heurtant à des ports closes une bonne partie des heures ouvrables, et ne parvenant pas à se faire comprendre. Une expérience montée à l’été 2006 sera donc généralisée.

Les hôteliers détiendront un formulaire téléchargeable, édité en 10 langues qui est censé faire gagner du temps à tout le monde en orientant les victimes (si leur avion ou leurs autres moyens de transport ne partent pas incessamment) vers le « service de police compétent ».

On est amené à prendre acte que le poids spécifique d’un problème majeur de sécurité publique glisse vers les entreprises. Et l’on aimerait savoir si ces formulaires permettront de dresser un plan des zones dangereuses pour les touristes, afin de les éradiquer de la présence des dépouilleurs.

Nous attendons que la préfecture de police veuille bien « communiquer » à ce sujet.

16/05/2007

Le médef veut peser sur Sarkozy...

Nos "chers amis" du Médef se réunissent actuellement autour de leur présidente, Mme Parisot, car la large victoire de Nicolas Sarkozy a ouvert bien des appétits chez les quelques 155 cadres directeurs du syndicat patronal. Le médef compte bien peser le plus possible sur la politique économique du nouveau président de la république.

Nous, petits entrepreneurs et indépendants du NPI, préférons d'abord voir la réalité concrête de la future action de M.Sarkozy avant de nous jeter à ses pieds...Les petits patrons ont tellement été grugés par le passé !

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15/05/2007

Une action syndicale, rue Damrémont

Menés par Nicolas Tandler, des commerçants du 18e arrondissement de Paris sont allés ce matin à la rencontre de leurs homologues de la rue Damrémont afin de leur exprimer leur refus de la piste cyclable proposée par la ville de Paris. En effet, la circulation rendue plus difficile, la disparition programmée des places de stationnement, tout concourt à nuire à nos clients et à leur voiture...

La réception fut chaleureuse, les 130 commerçants de cette rue ont aprécié notre démarche militante. Le NPI Paris va maintenant voir du coté de l'Hotel de ville pour éviter l'installation effective d'une piste cyclable qui nuit à tant de monde...

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