28/11/2008
Le silence des agneaux
LES PATRONS N’ONT RIEN A DIRE
Rien à dire, les chefs d’entreprise . En tout cas, c’est l’opinion du MEDEF, de ses alliés, des pseudo-indépendants, et celle des pouvoirs publics. Un premier cri d’alarme nous est venu des Vosges. En 2002, il y avait encore 150 communes qui mettaient, au moment des élections prud’homales, un panneau à la disposition des listes d’employeurs. En 2008, il va en rester…15.
Ailleurs, la situation est souvent pire. Ainsi, à Paris, les panneaux sont de sortie, devant les mairies, et même dans d’autres emplacements. Il y en a sept. Un officiel, appelant les seuls salariés à voter. Et six autres, réservées aux syndicats de salariés. Pas un seul pour le patronat, ce qui ne dérange absolument pas la coalition MEDEF, ni les faux indépendants. Il existe même des départements où l’on peut trouver un panneau, certes, mais unique, et devant la préfecture. Sans commentaire.
On dira que cela n’a pas d’importance. n’y a-t-il pas Internet, les séquences télévisées, des articles de journaux ? Quand on constate l’acharnement des syndicats de salariés à couvrir leurs panneaux d’affiches frappantes, on se doute que ce mode de propagande n’est pas si négligeable que cela. Et l’on note que le patronat si timide enregistre un pourcentage d’abstentionnistes nettement plus élevé que pour la partie salariés.
Le NPI proteste contre la politique du panneau vide du MEDEF et de ses suivistes, l’indifférence des pouvoirs publics. Le paritarisme exige de se faire voir. Ceux qui sont trop discrets auraient-ils peur de leur ombre, ou rien à dire ?
10:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prud'homme, medef, abstentionnisme


