13/04/2008

Formation professionnelle à améliorer...

 L’une des clés de la question de l’emploi en France se situe dans la qualité de la formation professionnelle. Laquelle, de plus en plus coûteuse, n’a pas le rendement attendu, si l’on tient compte, par exemple, des très nombreux emplois qui ne trouvent pas preneurs, et de ceux pour lesquels des recrutements sont lancés à l’étranger, dans toutes les catégories.

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 Reprendre le dossier dans son ensemble s’avère titanesque. Et si l’on commençait modestement, et avec des résultats mesurables rapidement, par la gestion des OPCA, les Organismes Collecteurs Paritaires Agréés (par l’Etat) ? Pourquoi les 73 OPCA sont-elles gérées exclusivement par l’Agefos-PME de la CGPME , d’une part, et par l’OPCALAIA du MEDEF, d’autre part ?

 

 Nous pensons qu’il faut que le Patronat Indépendant reprenne sa place au sein des OPCA, le plus vite étant le mieux, car il a des propositions pour assurer l’utilisation des fonds en faveur d’une formation plus efficace, profitant aussi bien aux chefs d’entreprise, qu’à leurs salariés.

21/03/2008

Concurence municipale déloyale

Les photographes connaissent de sérieuses difficultés avec le numérique, qui a rendu caduc des investissements lourds dans lesquels ils s’étaient engagés. Ce n’est pas la seule épine dans leur pied.

 

Une bonne part de leur clientèle leur demande des photos d’identité. Or, les mairies installent entre leurs murs 732228609.jpgun service spécialisé pour ce faire.

Ce qui amène une double réflexion. Le service offert par les mairies est bien entendu payant. L’investissement et les frais de fonctionnement sont à la charge des contribuables locaux. Les photographes, eux, sont concurrencés déloyalement, doublement.

 

Qu’un service soit offert au plus près où le besoin s’en fait sentir, pourquoi pas ? Doit-il être installé avec l’argent des contribuables ? Non. Les photographes ne sont pas les seuls à pâtir de ces pratiques.

 

On ne compte plus les municipalités qui disposent de matériel de restaurateur dans des salles municipales, et qui mettent à disposition des repas et boissons tarifés, là aussi avec un prix de revient aux frais de la collectivité. Et la liste d’autres prestations est très longue.

13/03/2008

Manifestation des Auto-Ecoles

776040703.jpgRien n’exaspère plus les candidats au permis de conduire – document très souvent indispensable dans la vie professionnelle, entre autre – que les délais d’attente pour passer l’examen. De plus, cela rend le permis encore plus coûteux, car ils entraînent des leçons supplémentaires d’entretien des connaissances.

 

D’où des incidents avec les examinateurs, parfois brutaux. Outre la lenteur calculée des pouvoirs publics, pour des raisons non avouées clairement, mais à coup sûr basées sur la volonté de réduire le nombre des titulaires du permis, il y a aussi la réglementation européenne qui aggrave depuis 2005 la situation.

 

Et le clou, c’est le malthusianisme frappant le nombre des examinateurs. Il en manque plusieurs centaines. Le service interministériel à la sécurité routière a annoncé que 61 nouveaux inspecteurs seraient recrutés courant 2008.

 

Ce qui est ridicule par rapport aux besoins. D’où la légitime révolte des auto-écoles qui n’ont pas d’autre choix que de manifester dans huit grandes villes de France. Le NPI se déclare solidaire de leurs revendications, lesquelles, au demeurant, ne se limitent pas au nombre d’inspecteurs.

11/03/2008

Délais de paiement, l'obstacle.

205365461.jpgLes délais de paiement abusivement prolongés ont tué de trop nombreuses PME et PMI. Le secrétaire d’Etat chargé des Entreprises, Hervé Novelli, s’évertue à les abréger.

 

 Cependant, il y a un obstacle, et de taille, sur la route du raccourcissement : l’Etat. Et là, la bonne volonté manifeste d’Hervé Novelli aura peine à en venir à bout ;

En effet, réduire les délais, par exemple en passant à 30 jours dans le public, coûterait, selon Bercy, la bagatelle de 10 milliards d’euros aux administrations d’Etat. Or, les moyens financiers de la plupart d’entre elles, ainsi dans le système hospitalier, sont tendus, et elles affirment qu’elles ne pourront pas s’aligner.

 

 D’où la difficulté à progresser, car « l’argent manque ». Le gouvernement veut la réduction des délais, son appareil ne peut l’appliquer. On espère qu’une solution puisse être trouvée. Pendant la campagne électorale présidentielle, des promesses ont été formulées. De manière irresponsable ?  

28/02/2008

Le "209" d'Attali contre les coiffeurs

 La déclaration de guerre de Jacques Attali, le conseiller spécial des présidents, personnage dont les opinions s’adaptent à celles des puissants du jour, tantôt socialiste, tantôt libéral de choc, à différentes activités professionnelles est sans ambiguïté.

 En ce qui concerne les coiffeurs, sa « décision » - le style est pour le moins caporalistique - 209 s’énonce comme suit : « il faut supprimer l’exigence du brevet professionnel pour ouvrir un salon et lui substituer l’obtention d’un CAP ou cinq années de pratique sous la responsabilité d’un titulaire du CAP ».

Cet énoncé témoigne d’une méconnaissance parfaite des conditions d’exercice de la profession de coiffeur. Bien loin de supprimer le brevet, il convient au contraire de le renforcer. C’est le CAP qu’il faut revoir sérieusement. Le mépris d’Attali pour la protection du consommateur est absolu.

 A Strasbourg, Tours et Angoulême, les coiffeurs et coiffeuses ont d’ores et déjà manifesté contre l’irresponsabilité d’Attali. Il est nécessaire que ce mouvement s’amplifie. Nous y contribuerons. Et nous nous félicitons de l’appel à se mobiliser de la Fédération Nationale de la Coiffure et de l’ Esthétique.

20/02/2008

Les indépendants de la réparation Auto dans la tourmente

 

Le Conseil national des Professions de l’ Automobile – CNPA – a effectué avec Les Echos  un sondage auprès d’un échantillon de 500 de ses ressortissants. Les résultats en sont plutôt inquiétants. 53,7 % des questionnés s’estiment dans une situation plus difficile qu’il y a 5 ans, et 69,6 % pensent que le secteur évolue vers une « forte » réduction du nombre d’agents et d’indépendants. 67,4 % voient comme « très probable » le regroupement de ces indépendants dans des franchises. 658491724d1c9f66c15f5318b60c8457.jpg

 

 

La France compte 50 000 réparateurs, parmi lesquels 15 000 à 18 000 petits garages « toutes marques ». Une « évaporation naturelle » en fait disparaître chaque année 10 %. Pour notre part, nous concluons que la dite évaporation est due à la mauvaise volonté des marques, qui refusent la distribution aux « petits » de pièces de maintenance essentielles.

 

 

La signification du phénomène est simple : le service de proximité, surtout dans les zones rurales, en prend un coup sévère. Le désert français s’accentue sur ce point. Le NPI met en garde à ce sujet. Les déséquilibres territoriaux s’aggravent, et les pouvoirs publics, non seulement ne s’émeuvent pas, mais y contribuent (affaire des suppressions de tribunaux, entre autre).  

 

08/02/2008

Victoire ambiguë

La Fédération Nationale des Artisans du Taxi, la FNAT , se réjouit des deux mobilisations successives des taxis, de statuts divers, contre le rapport Attali. Ce document comportait une « dérèglementation » faisant exploser la profession, spoliant les conducteurs actuels, et mettant en danger, non seulement les taxis, mais aussi leurs clients.  

La paupérisation et l’anarchie menaçait toute cette partie des transports.1f5f0f0f0c9702aa99ea535a67da23a4.jpg

Dans le contexte des élections municipales à venir, le gouvernement a évité d’utiliser les forces de répression et leurs moyens lourds à sa disposition. Il a préféré engager le dialogue, à Matignon comme à l’Elysée. Dans les deux cas, le rapport Attali a été mis au panier, il n’en est plus question.

Mais aussi bien le Premier ministre que le chef de l’Etat, ont eu des restrictions inquiétantes pour l’avenir. « Les taxis ne seront pas spoliés, mais il faut se réformer », a dit le président, et le Premier ministre a tenu des propos analogues. Les précisions manquent.

 Dans l’hypothèse pessimiste, passées les élections, le rapport Attali sera bel et bien mis en œuvre, sans que son intitulé soit rappelé. Il faudra surveiller par conséquent de très près la « réforme », et ne pas oublier qu’Attali ne vise pas que les taxis, mais beaucoup d’autres branches. Les media qui parlent de « victoire des taxis » anticipent sans garantie.

30/01/2008

Nous soutenons les taxis en lutte

  

La Commission Attali a pondu une prétendue « réforme » de la profession de taxi. Il s’agit d’un jeu de massacre. En deux ans, 60 000 taxis et petites remises surgiront, dans la seule région parisienne. Une expérience de ce type, à petite échelle, tentée il y a quelques années à Strasbourg, avait abouti à un fiasco. La leçon de Strasbourg est ignorée. f4b1253e6fa85696bc139a7ed93b50e0.jpg

Avec les taxis, les clients seront les grands perdants de la proposition Attali.

 

La venue massive en provenance du tiers monde de professionnels sous payés provoquera non pas une baisse, mais une hausse des tarifs, car les gains des chauffeurs s’effondreront, et il y aura fatalement une violente réaction vers un réajustement des tarifs.

 

Par ailleurs, les problèmes d’augmentation des carburants et de circulation ne seront en rien résolus. D’autres activités sont menacées, comme la coiffure. C’est pour quoi le NPI appelle à la solidarité entre les professions attaquées. L’anéantissement des classes moyennes par la tiers-mondisation est contraire à l’intérêt des Indépendants, PME et PMI.

29/01/2008

Le rapport Attali ? Non, merci !

  

A la demande de responsables du NPI, qui nous demandent de prendre position sur les propositions Attali,39bf550800f03780e1b7b48c4ed2618f.jpg nous le faisons, en fonction des intérêts propres aux Indépendant, PME, PMI.

 

 Nous sommes contraints de le tenir pour négatif en bloc, et nous constatons d’autre part que certains des points mentionnés, bien loin de constituer des « projets », sont d’ores et déjà enclenchés par les pouvoirs publics.

 

Ainsi en ce qui concerne les coiffeurs ou les taxis. Bien loin de représenter un ensemble de « réformes », le rapport Attali annonce une série impressionnante de destructions. Qui seront loin, très loin, de s’avérer « libératrices ».

21/01/2008

L'économie de casino pratiquée par un banquier

   On croyait impossible, depuis « l’affaire du sucre », en 1974, ce qui est pourtant arrivé ces dernières années à un entrepreneur de Saint-Ouen-l’Aumône – Val d’Oise. En 1999, il confiait ses économies à l’UBP, une banque aujourd’hui passée sous le contrôle de la HSBC – Hong Kong Shangaï Banking Corporation (son intitulé, qu’elle préfère remplace par son sigle, sur tous ses documents).a8aeb4b37cdf23102884121a88c02d55.jpg

 Cet institut financier, sans ordre de lui, a outrepassé sa mission, et joué en bourse « à crédit » au nom de M. Gérard Pujol. Au total, la banque a fait perdre au petit patron plus de 3 millions d’euros. En première instance et en appel, la justice a partagé les pertes moitié-moitié.

 M. Pujol, qui a dû liquider son entreprise, licencier ses salariés, qui a tous ses biens hypothéqués, continue à se battre, devant la cour de cassation. La banque a failli à sa mission, mais il doit assumer les pots cassé. Que M. Pujol soit assuré de notre solidarité.