16/02/2008

Les coiffeurs pour leur brevets !

f899217f988d00df89e098bec61bc2c4.jpgLes coiffeurs alsaciens ont donné l’exemple en manifestant à 200, à Strasbourg, contre le projet d’Attali les visant.

 

La suppression en particulier du brevet professionnel témoigne d’une totale méconnaissance de la profession, et de ses impératifs. Bien loin de supprimer le brevet, il faut le renforcer.

 

Le NPI lance un appel aux coiffeurs, afin qu’ils ne se laissent pas impressionner par certains propriétaires de chaînes de salons, qui tendent une oreille complaisante à la sirène Attali. L’heure est à la mobilisation, puis à l’action.

08/02/2008

Victoire ambiguë

La Fédération Nationale des Artisans du Taxi, la FNAT , se réjouit des deux mobilisations successives des taxis, de statuts divers, contre le rapport Attali. Ce document comportait une « dérèglementation » faisant exploser la profession, spoliant les conducteurs actuels, et mettant en danger, non seulement les taxis, mais aussi leurs clients.  

La paupérisation et l’anarchie menaçait toute cette partie des transports.1f5f0f0f0c9702aa99ea535a67da23a4.jpg

Dans le contexte des élections municipales à venir, le gouvernement a évité d’utiliser les forces de répression et leurs moyens lourds à sa disposition. Il a préféré engager le dialogue, à Matignon comme à l’Elysée. Dans les deux cas, le rapport Attali a été mis au panier, il n’en est plus question.

Mais aussi bien le Premier ministre que le chef de l’Etat, ont eu des restrictions inquiétantes pour l’avenir. « Les taxis ne seront pas spoliés, mais il faut se réformer », a dit le président, et le Premier ministre a tenu des propos analogues. Les précisions manquent.

 Dans l’hypothèse pessimiste, passées les élections, le rapport Attali sera bel et bien mis en œuvre, sans que son intitulé soit rappelé. Il faudra surveiller par conséquent de très près la « réforme », et ne pas oublier qu’Attali ne vise pas que les taxis, mais beaucoup d’autres branches. Les media qui parlent de « victoire des taxis » anticipent sans garantie.

03/02/2008

Il n'y a pas que nous !

4dc441251bdb0988622e229a0d9f289e.jpgAu risque d’être traité d’obstacle à la « modernisation », nous avons pris position contre le fatras mal conçu, n’en déplaise aux laudateurs, qu’est le rapport Attali.

 

Et nous persistons et signons. Voici d’ailleurs que Jean-François Bernardin, président de l’Assemblée des Chambres françaises de Commerce et d’Industrie,se fâche à son tour. Pour cette personnalité, la pondération même aux yeux de tous ceux qui le connaissent, déclare qu’Attali est « un expert qui tranche sans prendre le temps de connaître le fond des dossiers ».

 

Précisément, le rapport sur la croissance d’Attali demande que le nombre des Chambres de Commerce soit réduit de 175 à 50. Ce qui va à l’encontre des réorganisations entreprises ces dernières années, sous la houlette entre autre de …Nicolas Sarkozy. J.F. Bernardin signale d’autres aberrations d’Attali. Nous ne sommes pas seuls à nous émouvoir.

30/01/2008

Nous soutenons les taxis en lutte

  

La Commission Attali a pondu une prétendue « réforme » de la profession de taxi. Il s’agit d’un jeu de massacre. En deux ans, 60 000 taxis et petites remises surgiront, dans la seule région parisienne. Une expérience de ce type, à petite échelle, tentée il y a quelques années à Strasbourg, avait abouti à un fiasco. La leçon de Strasbourg est ignorée. f4b1253e6fa85696bc139a7ed93b50e0.jpg

Avec les taxis, les clients seront les grands perdants de la proposition Attali.

 

La venue massive en provenance du tiers monde de professionnels sous payés provoquera non pas une baisse, mais une hausse des tarifs, car les gains des chauffeurs s’effondreront, et il y aura fatalement une violente réaction vers un réajustement des tarifs.

 

Par ailleurs, les problèmes d’augmentation des carburants et de circulation ne seront en rien résolus. D’autres activités sont menacées, comme la coiffure. C’est pour quoi le NPI appelle à la solidarité entre les professions attaquées. L’anéantissement des classes moyennes par la tiers-mondisation est contraire à l’intérêt des Indépendants, PME et PMI.

29/01/2008

Le rapport Attali ? Non, merci !

  

A la demande de responsables du NPI, qui nous demandent de prendre position sur les propositions Attali,39bf550800f03780e1b7b48c4ed2618f.jpg nous le faisons, en fonction des intérêts propres aux Indépendant, PME, PMI.

 

 Nous sommes contraints de le tenir pour négatif en bloc, et nous constatons d’autre part que certains des points mentionnés, bien loin de constituer des « projets », sont d’ores et déjà enclenchés par les pouvoirs publics.

 

Ainsi en ce qui concerne les coiffeurs ou les taxis. Bien loin de représenter un ensemble de « réformes », le rapport Attali annonce une série impressionnante de destructions. Qui seront loin, très loin, de s’avérer « libératrices ».

27/09/2007

Terrain en friche

 Il y a peu, nous avons noté le déclin certain du syndicalisme de salariés dans des fonctions où il dominait aisément la décennie passée. A l’inverse, aujourd’hui, à la suite de la manifestation des taxis, nous observons l’inverse.

 

 A savoir que la représentation autoproclamée des PME 95a4932fd62b130112a3b4f5724ff80c.jpget des Indépendants du genre CGPME était totalement absente du terrain à cette occasion. La nature ayant horreur du vide, les organisations de salariés, CGT en tête, flanquée de SUD, le syndicat trotskiste, constituait l’encadrement de la démonstration parisienne, en particulier.

 

Certes, il existe de nombreuses catégories de taxis. Cependant, pour une fois qu’elles étaient toutes unies, on attendait une mobilisation des PME les assurant de leur solidarité. On n’a rien vu. (Ce qui ne signifie pas que le NPI ne rentrera pas dans l’arène. Il s’y prépare activement).

Cette mobilisation s’avère urgente et vitale. Une certaine commission étatique, parrainée par l’ex-conseiller de Mitterrand, Jacques Attali, travaille fébrilement à « déréglementer » diverses professions. La liste en est fort longue. Seuls les taxis ont réagi à ce jour, alors que la promulgation de mesures catastrophiques est fc1a7a3d9ff89dd78232f7d7b52e406e.jpgimminente.

Prenons ainsi les coiffeurs. La suppression envisagée du brevet nécessaire afin d’exercer cette activité, alors que des connaissances spéciales sont vraiment requises, se fera au détriment de la clientèle, et peut avoir de graves conséquences, il suffit de mentionner les nombreux procès en cours. Evoquons à nouveau les taxis. Se retrouver à la merci de conducteurs amateurs ignorant la topographie de la ville où ils vous transportent, et même la langue du pays, est fâcheux (on le constate dans des métropoles étrangères). Pire, les tarifs fantaisistes, carrément prohibitifs. Des zones « grises » fleurissent déjà en France (voir Roissy). Les élucubrations de Jacques Attali généreront une vaste anarchie. Il faut s’y opposer à temps. Vite, très vite.

Jeudi 27 septembre 2007.               

 

         

01/08/2007

Une commission en dehors des réalités

Le Premier ministre a confié à Jacques Attali la présidence de la Commission « pour la libération de la croissance »  en France. Au vu des « premières pistes identifiées », nous sommes contraints de nous déclarer franchement sceptiques sur l’utilité de la Commission.

Non seulement elle se contente d’enfoncer des portes ouvertes, de multiplier des suggestions faisant double emploi avec celles de services publics ou de syndicats patronaux, mais encore elle y ajoute des propositions pour le moins irréfléchies.

La Commission Attaliac6dd6f88ea206141321ca3b3e2deb07.jpg entend « s’attaquer », selon les medias, « aux professions réglementées ». Ainsi sont cités les taxis et les coiffeurs. Nos amis taxis ont mis en garde depuis longtemps contre les idées fausses concernant les taxis, en particulier dans la capitale, à propos de leur « trop petit nombre », ce qui est faux..

 La réglementation actuelle devrait être revue de fond en comble, là est la solution de la prétendue rareté des voitures. Les dysfonctionnements qui affectent déjà certains secteurs (dans les aéroports, par exemple) ne seront pas résolus, mais aggravés par l’accès sans limites à l’exercice de la profession par les « intéressés ».

 

Quant aux coiffeurs, leur responsabilité est lourde, et il suffit de jeter un œil sur les prescriptions françaises et européennes par rapport aux cosmétiques et aux divers produits employés pour comprendre que la suppression du brevet professionnel aurait des conséquences graves. Ce ne sont que deux exemples. Bien loin de créer « 1 million d’emplois en plus », la suppression des prétendus numerus clausus, outre qu’elle livrera les clientèles à des agissements graves de la part d’incompétents sinistrera les professions visées, et les livrera, encore plus que maintenant, au travail clandestin. La liberté est le contraire de l’irresponsabilité, M. Attali.