28/02/2008

Le "209" d'Attali contre les coiffeurs

 La déclaration de guerre de Jacques Attali, le conseiller spécial des présidents, personnage dont les opinions s’adaptent à celles des puissants du jour, tantôt socialiste, tantôt libéral de choc, à différentes activités professionnelles est sans ambiguïté.

 En ce qui concerne les coiffeurs, sa « décision » - le style est pour le moins caporalistique - 209 s’énonce comme suit : « il faut supprimer l’exigence du brevet professionnel pour ouvrir un salon et lui substituer l’obtention d’un CAP ou cinq années de pratique sous la responsabilité d’un titulaire du CAP ».

Cet énoncé témoigne d’une méconnaissance parfaite des conditions d’exercice de la profession de coiffeur. Bien loin de supprimer le brevet, il convient au contraire de le renforcer. C’est le CAP qu’il faut revoir sérieusement. Le mépris d’Attali pour la protection du consommateur est absolu.

 A Strasbourg, Tours et Angoulême, les coiffeurs et coiffeuses ont d’ores et déjà manifesté contre l’irresponsabilité d’Attali. Il est nécessaire que ce mouvement s’amplifie. Nous y contribuerons. Et nous nous félicitons de l’appel à se mobiliser de la Fédération Nationale de la Coiffure et de l’ Esthétique.

06/07/2007

sabotage d'un examen de CAP coiffure, à Champigny

 

La formation privée existe à côté de celle dispensée par des organisme étatiques. On pourrait penser que la préoccupation générale est de dispenser la meilleure, dans l’intérêt des jeunes gens – voire des moins jeunes – concernés. Pas du tout.

En Val-de-Marne, à Champigny, de honteux incidents ont marqué les épreuves du CAP de Coiffure, qui viennent de s’y dérouler. Deux écoles privées en particulier présentaient des candidats. Lesquels eurent la stupeur d’apprendre en arrivant que leurs dossiers n’étaient pas « conformes », sous prétexte que le programme avait changé « depuis des années ». Ce qui était faux.d9a2b85caba4ca7c9eeba679f17b3c54.gif

 

Les examinateurs, de l’Education Nationale ont rejeté des thèmes préparés par les candidats, alors que ceux ci figuraient dans les manuels homologués. Ceci, au risque de faire perdre une année entière, coûteuse pour les famille comme pour la collectivité, aux examinés. Un recours a été immédiatement présenté, devant cette manifestation de sectarisme (ou d’incompétence administrative) ?

Signalons que les jeunes gens ont été menacés à l’entrée des salles d’examen par des voyous provenant de cités voisines, et que la police a dû intervenir. De plus, les locaux utilisés étaient parfaitement crasseux et insalubres.

 

 Curieuse leçon donnée à de futurs membres d’une profession où l’hygiène doit être scrupuleusement respectée. Le NPI ne restera pas passif.