01/08/2007

principe de précaution ou délire totalitaire

A Paris dans l’élégant et élitiste 7ème arrondissement, il existe une Commission de la Sécurité des Consommateurs, qui constitue une dépendance du ministère de l’Economie et des Finances. A lire les documents qui en émanent, on a l’impression qu’il s’agit d’une virulente association de combat, exerçant des pressions sur les pouvoirs publics, étant donné son ton comminatoire, dans le style : « Nous demandons… ». Les demandes formulées parlent de vigilance, de mise en garde, appellent à la délation.89a0e27f3cd09d8966c084485d48b1e0.jpg

Un texte paru dans le dernier numéro (juillet/août 2007) de la revue de la CSC retient notre attention. Sous le titre « Manèges et attractions », il estime que les manèges de nouvelle génération provoquent des accélérations brutales « dont les effets sur l’organisme sont encore mal mesurés. » Derrière la phraséologie hypocrite, s’esquisse une réglementation supplémentaire, au nom du principe de précaution.

 Si l’on suit le raisonnement de la CSC, on ne pourra plus monter bientôt dans un manège de fête foraine sans que le responsable ne soit contraint de demander un certificat médical au client potentiel, afin d’avoir le droit de le laisser embarquer. Il n’y a pas de quoi rire, mais bien de s’alarmer. Aucune activité, ludique ou autre, n’échappera, si on les laisse faire, au délire totalitaire de certains organismes financés par les contribuables.