28/02/2008
Le "209" d'Attali contre les coiffeurs
La déclaration de guerre de Jacques Attali, le conseiller spécial des présidents, personnage dont les opinions s’adaptent à celles des puissants du jour, tantôt socialiste, tantôt libéral de choc, à différentes activités professionnelles est sans ambiguïté.
En ce qui concerne les coiffeurs, sa « décision » - le style est pour le moins caporalistique - 209 s’énonce comme suit : « il faut supprimer l’exigence du brevet professionnel pour ouvrir un salon et lui substituer l’obtention d’un CAP ou cinq années de pratique sous la responsabilité d’un titulaire du CAP ».
Cet énoncé témoigne d’une méconnaissance parfaite des conditions d’exercice de la profession de coiffeur. Bien loin de supprimer le brevet, il convient au contraire de le renforcer. C’est le CAP qu’il faut revoir sérieusement. Le mépris d’Attali pour la protection du consommateur est absolu.
A Strasbourg, Tours et Angoulême, les coiffeurs et coiffeuses ont d’ores et déjà manifesté contre l’irresponsabilité d’Attali. Il est nécessaire que ce mouvement s’amplifie. Nous y contribuerons. Et nous nous félicitons de l’appel à se mobiliser de la Fédération Nationale de la Coiffure et de l’ Esthétique.
19:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques attali, coiffure, cap, esthétique, politique, actualité
01/08/2007
Une commission en dehors des réalités
Le Premier ministre a confié à Jacques Attali la présidence de la Commission « pour la libération de la croissance » en France. Au vu des « premières pistes identifiées », nous sommes contraints de nous déclarer franchement sceptiques sur l’utilité de la Commission.
Non seulement elle se contente d’enfoncer des portes ouvertes, de multiplier des suggestions faisant double emploi avec celles de services publics ou de syndicats patronaux, mais encore elle y ajoute des propositions pour le moins irréfléchies.
La Commission Attali
entend « s’attaquer », selon les medias, « aux professions réglementées ». Ainsi sont cités les taxis et les coiffeurs. Nos amis taxis ont mis en garde depuis longtemps contre les idées fausses concernant les taxis, en particulier dans la capitale, à propos de leur « trop petit nombre », ce qui est faux..
La réglementation actuelle devrait être revue de fond en comble, là est la solution de la prétendue rareté des voitures. Les dysfonctionnements qui affectent déjà certains secteurs (dans les aéroports, par exemple) ne seront pas résolus, mais aggravés par l’accès sans limites à l’exercice de la profession par les « intéressés ».
Quant aux coiffeurs, leur responsabilité est lourde, et il suffit de jeter un œil sur les prescriptions françaises et européennes par rapport aux cosmétiques et aux divers produits employés pour comprendre que la suppression du brevet professionnel aurait des conséquences graves. Ce ne sont que deux exemples. Bien loin de créer « 1 million d’emplois en plus », la suppression des prétendus numerus clausus, outre qu’elle livrera les clientèles à des agissements graves de la part d’incompétents sinistrera les professions visées, et les livrera, encore plus que maintenant, au travail clandestin. La liberté est le contraire de l’irresponsabilité, M. Attali.
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06/07/2007
sabotage d'un examen de CAP coiffure, à Champigny
La formation privée existe à côté de celle dispensée par des organisme étatiques. On pourrait penser que la préoccupation générale est de dispenser la meilleure, dans l’intérêt des jeunes gens – voire des moins jeunes – concernés. Pas du tout.
En Val-de-Marne, à Champigny, de honteux incidents ont marqué les épreuves du CAP de Coiffure, qui viennent de s’y dérouler. Deux écoles privées en particulier présentaient des candidats. Lesquels eurent la stupeur d’apprendre en arrivant que leurs dossiers n’étaient pas « conformes », sous prétexte que le programme avait changé « depuis des années ». Ce qui était faux.
Les examinateurs, de l’Education Nationale ont rejeté des thèmes préparés par les candidats, alors que ceux ci figuraient dans les manuels homologués. Ceci, au risque de faire perdre une année entière, coûteuse pour les famille comme pour la collectivité, aux examinés. Un recours a été immédiatement présenté, devant cette manifestation de sectarisme (ou d’incompétence administrative) ?
Signalons que les jeunes gens ont été menacés à l’entrée des salles d’examen par des voyous provenant de cités voisines, et que la police a dû intervenir. De plus, les locaux utilisés étaient parfaitement crasseux et insalubres.
Curieuse leçon donnée à de futurs membres d’une profession où l’hygiène doit être scrupuleusement respectée. Le NPI ne restera pas passif.
13:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : val de marne, champigny, cap, coiffure, police, entreprise
24/01/2007
Des décomptes qui font mal
Le Syndicat national de la Coiffure et de l’Esthétique – NPI- relève avec indignation cette information de la FCOSI , Fédération syndicale irakienne, qui signale une monstruosité. ![]()
En 2006, 132 coiffeurs ont été assassinés par des milices islamistes, statistique concernant deux arrondissements de Bagdad, Al-Amil et Al-Baya. Le SNCE-NPI se pose la question de savoir si les interdits touchant à la coiffure ne seraient pas par hasard diffusés en France dans certains milieux, et si les pouvoirs publics s’en préoccupent. Il vaut mieux prévenir que guérir.
09:50 Publié dans Actions engagées par le Syndicat NPI, Archives du syndicat, article du jour !, vie des commerçants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coiffeur, coiffure, styliste, irak, bagdad, international, syndicat


