03/10/2007

un peu insultant pour les patrons,non ?




19/09/2007

R.S.I. anonyme

 

Lorsque l’on a affaire au fisc ou à l’URRSAF, dans des occasions souvent peu agréables, on discute sur rendez-vous, ou par téléphone, avec des employés identifiés.b349f285460ec90a5018bd0280ef3de7.jpg Au Régime Social des Indépendants, ce n’est pas le cas. Impossible d’obtenir l’identité d’un titulaire de gestion de dossiers.

 

On nous promettait monts et merveilles du RSI, nouvelle institution regroupant plusieurs anciennes. On découvre une bureaucratie qui ne tient pas à assumer ses responsabilités.

14/09/2007

Des SOS vers le NPI

Il y a de nombreux syndicats de salariés. En principe, ils sont aux aguets partout, prêts à traquer la vilaine bête patronale. Du moins, ils le donnent à entendre. La réalité présente un autre visage.

Notre intitulé est clair, on ne peut pas s’y tromper. Nous sommes une organisation patronale. Nos adhérents sont des Chefs d’entreprise, des Indépendants, pas des salariés. Devant les conseils de prud’hommes, nous défendons nos adhérents, face à des salariés, et à des syndicats de salariés. Souvent également, nous oeuvrons pour les intérêts d’une entreprise, et du même coup, de l’ensemble de ses salariés. Néanmoins, nous avons des surprises.

plus en plus fréquemment, des salariés s’adressent à nous. fdbd96d72782c7e447d05ad62c055a76.jpgPour les défendre contre leurs patrons, ou face à un administrateur judiciaire, ou contre un service public. En toute connaissance de cause de notre intitulé. A chaque fois, nous dissipons avec plus ou moins de succès l’équivoque.

Des cas qui nous sont soumis, découlent une indiscutable vacuité du syndicalisme de salariés, concentré dans la fonction publique. Les moyens importants dont disposent leurs unions locales n’empêchent pas un désintérêt marqué pour de nombreuses situations, sous des prétextes divers.

12/09/2007

Un sentiment de malaise

  Il y a des moments où l’on ne sait plus si l’on doit se taire ou s’exprimer. Ainsi, lorsqu’on nous informe qu’un ancien ministre de l’Economie français – il l’était avant les élections de cette année ! – devient conseiller senior de la Rothschild North America.

 

  Est-ce toucher à la politique que d’exprimer notre sentiment de malaise ? Dans ce cas, puisque tout est politique, comme disait un théoricien monarchiste du XXème siècle, il n’y a que des sujets à passer sous silence. Alors, tant pis, disons notre opinion, nous sommes choqués. 8bcf764126e5d46db5380251f2345d6f.jpg Pourquoi ? Parce qu’une reconversion à très haut niveau suppose bien des contacts qui ne se nouent pas en quelques semaines. Un ministre de l’économie prend forcément des mesures concernant les PME-PMI, aussi bien que les institutions financières internationales. Quel avenir peut proposer une petite entreprise à un ex-politique de rang élevé ? La question fait sourire devant sa naïveté. Elle est néanmoins grave.

Nous ne croyons pas que les entreprises françaises, de manière indiscriminée, peuvent toutes se retrouver dans la même organisation de défense et de promotion. C’est pourquoi nous faisons bande à part, au risque de passer pour des briseurs d’unité.

 L’univers des PME-PMI est particulier. Il s’oppose souvent à celui des mastodontes dans divers secteurs. Un responsable de l’Economie qui se prépare à rejoindre cd6dcd841df8162a60892aa86b500a95.jpgune firme aux activités financières planétaires est-il dans une disposition d’esprit proche des PME-PMI ? Nous ne parvenons pas à le croire. Des expériences amères, voire cruelles, nous ont amenés à ce point de vue.

 

Et lorsqu’on apprend simultanément que l’ancien directeur adjoint du cabinet de Thierry Breton  rejoint de son côté la banque américaine Merrill Lynch, nous nous disons, en paraphrasant une publicité connue de charcuterie, qu’il y a des dirigeants avec lesquels nous ne partageons pas les mêmes valeurs.

 

10/09/2007

Quand l'investissement tue !

L’air à la mode se chantonne sur le thème : « Petites PME, devenez grandes ». Mais comment ? Le moyen le plus classique, le plus recommandé, c’est d’investir et d’embaucher, dès que l’on maîtrise son segment de marché. C’est précisément là où le bât blesse.

 

 Au hasard de nos passages dans les tribunaux de commerce, nous avons relevé des cas de même type, ceux des PME-PMI d’une trentaine de salariés. Ces entreprises dynamiques progressent, les commandes affluent, et il devient nécessaire de se doter de matériels supplémentaires, et du dernier type. D’où des investissements. Qui entraîne des embauches.

 

 Etant donné l’absence trop fréquente de fonds propres importants, on recourt au crédit bancaire. Que surgisse 6d6c0a7a1c710690604f1713feea3528.jpgune contre-offensive de la concurrence, ou une récession passagère, on s’aperçoit que les délais de remboursement sont trop courts et de loin. Les banquiers ne veulent rien entendre pour une renégociation. Et voici le redressement, la menace de liquidation, accompagnés par de premières réductions d’effectifs.       

 

En ce moment, nous suivons de près le destin de deux entreprises dans cette situation, toutes deux pourvues de bons carnets de commande, et de perspectives prometteuses. Rien n’y fait. Personne ne leur tend la main. Surtout pas leurs banques.

 

Pourtant, ces instituts financiers, sans exceptions, investissent massivement (et pas toujours heureusement). Mais hors de France. Après quoi, l’on s’étonne qu’il y ait si peu d’entreprises de quelques centaines de salariés chez nous. Les établissements spécialisés dans le prêt aux PME en soutiennent au total un nombre parfaitement ridicule, eu égard aux fonds disponibles, et aux garanties dont ils sont dotés.

 

 Les discours sont une chose, l’abstentionnisme bancaire une autre.

29/08/2007

Les PME exclues d'université

 

4 000 inscrits, plus de 200 intervenants venus de toute la planète, l’Université d’été du MEDEF, à Jouy-en-Josas, dans les locaux de HEC, constitue un événement médiatique de première importance. D’autant plus que pas moins que le président de la République y prendra la parole.

Pour le grand patronat, qui démontre une fois de plus sa capacité à organiser une manifestation de très haut niveau, c’est un beau succès. Mais les PME-PMI, les Indépendants ? Selon nos contacts, les regrets que l’on exprime auprès de nos responsables, les « petits » n’ont pas vraiment leur place à Jouy-en-Josas. D’abord, les débats ne leur donnent pas la parole. Et puis, les thèmes ne les concernent que de très loin.d018098e9bc63cd5b3e08f63fe43a8ae.jpg

Il conviendrait de ne pas oublier que l’avenir des entreprises françaises passe par les PME, et nous allons jusqu’à dire, par les plus petites, si nombreuses. Ou elles auront leur place, toute leur place sur la scène économique et sociale, ou on les laissera dans leur coin. Avec leurs problèmes, souvent très graves. Dans ce cas, une certaine tier-mondisation, à savoir l’étiolement des classes moyennes, s’accentuera en France. Au détriment de tout le monde, y compris des plus grandes sociétés.

01/08/2007

Du nouveau sur les délais de paiements

 

Parmi les entreprises liquidées, une proportion non négligeable, mais difficile à quantifier, ont été victimes de délais de paiement abusifs de la part de leurs débiteurs. Deux catégories redoutables de mauvais payeurs sont constituées par les sociétés passant commandes à des sous-traitants, et les entreprises publiques, et l’Etat en tant que tel.


Hervé Novelli, le secrétaire d’Etat aux Entreprises, s’est attelé avec rapidité à ce dossier récurrent. Il a rencontré il y a peu le président de l’Observatoire des délais de paiement, Jean-Paul Betbèze, et il a donné rendez-vous début septembre aux dirigeants de cet Observatoire afin de préciser les choses.

Pour notre part, nous sommes convaincus que la diminution des délais, trop longs, et dont les 66 jours de moyenne cachent une disparité étonnante, est un objectif primordial. Ceux de l’ Etat s’avèrent battre des records de lenteur.


 Nous notons donc avec satisfaction la célérité d’Hervé Novelli, qui sait qu’un des éléments de la compétitivité  réside précisément dans des délais décents. Et il est prêt à employer le procédé nécessaire afin que les choses bougent vraiment. Voilà qui nous change des vœux pieux du passé.


 

30/07/2007

Bienvenue au Liechtenstein !


24/07/2007

Heures "Supp", le match nul...

 

La manie des divers gouvernements contemporains est de ne jamais rien concéder d’une main sans le reprendre de l’autre. La défiscalisation des heures supplémentaires était censée aider les PME à mieux produire et vendre, par l’amélioration de leur compétitivité. On s’attendait en juin à une mesure favorable dans cette direction.

 

En quelques semaines, le texte sur les heures supplémentaires s’est obscurci, puis est devenu abscons, et enfin, s’est autoannulé.  Tout ce qu’il pouvait apporter de mieux aux PME a été anéanti par la mise à 25 % des heures supplémentaires, sans compensation possible. Au final, aucune baisse du coût du travail, donc un effet nul sur la productivité et sur l’emploi.

 

Nous ne sommes pas les seuls à faire cette analyse. Mais ceux qui la rendent public sont rares. A notre connaissance, il n’y a guère qu’une association de TPE/PME, le CERF, qui a fait savoir sa déception, et en a tiré les conclusions. Dans quelques mois, on verra que le dispositif sera un échec. Alors, pourquoi ne pas le modifier le plus vite possible ? Hélas, la torpeur estivale est par trop propice au lancement de dispositions sur le thème : « L’enfer est pavé de bonnes intentions », tuées par l’esprit tortueux de calculs à très courte portée. 

 

Nicolas Tandler

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13/07/2007

Vacances prolongées et fonctionnement normal

Voici la saison des congés payés. Pour les Indépendants, elle est souvent synonyme de difficultés particulières. Nous citerons aujourd’hui le cas très fréquent de salariés originaires de pays exotiques, africains et autres, et qui souhaitent passer leurs vacances « au pays ». Pas pour quinze jours ou trois semaines, évidemment, pour la durée la plus longue possible, compte tenu par exemple de la distance et des problèmes d’avions ou de bateaux. D’où des demandes de départ « longue durée ». Avec des conséquences fâcheuses pour les entreprises.

Il y a un quart de siècle, on eu droit à une série d’affrontements, y compris avec mort d’homme dans l’ouest parisien, du fait que les dispositions de l’époque interdisaient de prendre la 5ème semaine de congés payés avec les vacances d’été.

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En 2007, on assiste à des départs à date de retour quelque peu forcée, ne tenant compte ni des besoins en personnel de l’entreprise à la rentrée de septembre, ni du contingent légal de jours disponibles. Dans ces cas de figure, sauf prise d’un certain nombre de précautions épistolaires, le patron qui mettrait fin, se croyant sûr de son bon droit, aux fonctions de salariés abusifs, se voit automatiquement condamné par les conseils de prud’hommes.

L’individu prime sur le fonctionnement de l’organe collectif « entreprise », et les besoins de la production et des clients. A noter au passage la discrimination qui s’établit entre salariés français « continentaux » et les autres. A quand une étude rationnelle de cette question irritante ?

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