28/02/2008
Le "209" d'Attali contre les coiffeurs
La déclaration de guerre de Jacques Attali, le conseiller spécial des présidents, personnage dont les opinions s’adaptent à celles des puissants du jour, tantôt socialiste, tantôt libéral de choc, à différentes activités professionnelles est sans ambiguïté.
En ce qui concerne les coiffeurs, sa « décision » - le style est pour le moins caporalistique - 209 s’énonce comme suit : « il faut supprimer l’exigence du brevet professionnel pour ouvrir un salon et lui substituer l’obtention d’un CAP ou cinq années de pratique sous la responsabilité d’un titulaire du CAP ».
Cet énoncé témoigne d’une méconnaissance parfaite des conditions d’exercice de la profession de coiffeur. Bien loin de supprimer le brevet, il convient au contraire de le renforcer. C’est le CAP qu’il faut revoir sérieusement. Le mépris d’Attali pour la protection du consommateur est absolu.
A Strasbourg, Tours et Angoulême, les coiffeurs et coiffeuses ont d’ores et déjà manifesté contre l’irresponsabilité d’Attali. Il est nécessaire que ce mouvement s’amplifie. Nous y contribuerons. Et nous nous félicitons de l’appel à se mobiliser de la Fédération Nationale de la Coiffure et de l’ Esthétique.
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04/01/2007
Salons de coiffure doublement « black »
Une descente de police a été opérée dans des salons de coiffure afro-antillais, regroupés dans le 10ème arrondissement de Paris, autour de la station de métro Château d’Eau. L’un des salons n’avait aucune existence légale, d’autres employaient des salariés non déclarés,
dont les deux tiers d’étrangers clandestins. Cette opération avait été précédée un mois plus tôt, en novembre, d’une vérification dans les mêmes commerces et au même endroit, concernant l’utilisation de cosmétiques interdits, car dangereux pour la santé. A cette occasion, des milliers de produits interdits avaient été saisis. La Fédération de la Coiffure et de l’Esthétique-NPI se réjouit de ces mesures de salubrité, réclamée depuis longtemps par elle. Mais elle déplore toujours que de nombreux salons puissent être tenus par des individus n’ayant aucun diplôme professionnel, contrairement à la réglementation en vigueur, dont le contrôle souffre de curieuses exceptions.
Nicolas Tandler
01:20 Publié dans Archives du syndicat, article du jour !, vie des commerçants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coiffeurs, esthétique, pme, entreprise, black, africaines, elections présidentielles


