08/07/2008
Le long, très long, chemin d'une promesse non tenue
MIRAGE DE LA TVA A 5,5 % POUR LA RESTAURATION
Que les pouvoirs publics jouent au chat et à la souris avec les restaurateurs, c’est – malheureusement – leur rôle dans le système qui nous régit. En fait, les autorités ne font pas confiance aux professionnels, et préfèrent tenir les rentrées fiscales d’une TVA excessive, plutôt que de tabler sur le travail amélioré, par des investissements, et autres, de la restauration. En revanche, le rôle des media devrait être d’une certaine impartialité. Or, ce n’est pas du tout le cas.
Quand on voit les plus grands titres de tous les types d’information annoncer que « Bruxelles soutient Paris », que « Bruxelles a donné son feu vert à la TVA réduite dans la restauration », etc.., on se sera rarement autant moqué de l’opinion et des intéressés. On est exactement au même point qu’en 2002, où l’on nous claironnait « la TVA à 5,5 % est imminente ». A nouveau, le gouvernement présentera à Bruxelles son désir, lequel sera dûment enregistré. Puis, dans quelques années – 2011 ! – il y aura une réponse, qui sera fatalement négative.
Rappelons que 11 pays de l’Union européenne jouissent tranquillement d’une TVA Restauration inférieure à 15 %, certains en dessous des fameux 5,5 %, et qu’ils ne sont pas décidés à ce que le club s’élargisse. La voix d’un seul suffit à renvoyer la demande française (de pure forme) au néant. Or, en vertu du principe de « subsidiarité » (de remplacement de l’instance supérieure, la Commission), chaque Etat a le droit de déterminer sa propre fiscalité ; Mais, dès lors qu’il sollicite Bruxelles, il est tenu de se conformer à sa décision. Telle est la ruse grossière employée depuis 2002 par les gouvernements depuis cette époque, afin de ne pas donner suite à la légitime demande des restaurateurs.
Une fois de plus, les syndicats officiels font semblant d’y croire. Lamentable.
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02/11/2007
Haro européiste sur la France
Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires économiques, a profité d’une de ses présences à Washington, pour rendre hommage à Nicolas Sarkozy, « activiste » des réformes en France.
Et, comme si cela allait de pair, il a déclaré qu’il était de difficile de « faire pire » que la France en matière de politique de l’emploi. Formule claquante, qui sera reprise à l’envi à Paris par tous les sarkozystes. Malgré le vague de la déclaration, on ne peut que remarquer l’ignorance crasse du dignitaire eurocrate sur ce qu’il se passe en matière d’emploi chez les autres pays des 27. Et cela quel que soit le critère. Prenons par exemple le travail clandestin : nos pouvoirs publics auront beau tolérer certaines pratiques, ils ne feront jamais pire que les Italiens ou les Grecs. Et ainsi de suite.
00:10 Publié dans Archives du syndicat, article du jour ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, grenelle, sarkozy, syndicat, npi, travail
14/03/2007
Bussiness ou patronat ?
Ernest-Antoine Seillière de Laborde fut président du MEDEF avant de devenir celui de l’UNICE, le grand patronat européen. Avant lui, le MEDEF s’appelait CNPF, Conseil national du Patronat français. Seillière remplaça le Patronat par l’Entreprise (Mouvement des Entreprises de France), ce qui n’est pas du tout la même chose.
Un patron, une patronne, c’est clair, c’est le ou la responsable, celui ou celle qui crée, qui entreprend. L’entreprise, cela devient flou. Des actionnaires qui ne s’intéressent qu’au bilan, qui ne mettront jamais les pieds dans le pays où ils ont investi, dans le magasin ou l’atelier dont ils sont les propriétaires ?
Mais ce premier glissement n’a pas suffi au descendant d’un fermier général (un collecteur d’impôts) victime de la Révolution qu’il appelait de ses vœux. Il veut maintenant que l’UNICE, le Patronat européen, se transforme en BUSINESS EUROPE. Le primat à la finance, pas au travail et au rôle essentiel des chefs d’entreprise. Nous ne sommes pas d’accord avec cette grave dérive.
09:40 Publié dans Archives du syndicat, article du jour ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : seilliere, business, europe, enteprise, patronat, présidentielles, économie
29/12/2006
Attention aux illusions dangereuses
L’entretien accordé à un quotidien par une personnalité connue pour ses positions de combat contre le monopole de la Sécurité Sociale risque de susciter des espoirs malheureusement sans fondement, si ce n’est à longue, très longue, échéance.
Il est, que cela nous plaise ou non, faux de déclarer que l’Europe
de Bruxelles a mis fin à l’obligation pour les Indépendants de cotiser à la Sécu , et que les directives le permettant auraient été transcrites en droit français. Les illusions à ce sujet ont été aussitôt dissipées par le directeur national de la Sécu , et par le responsable de la Commission européenne à l’Emploi et aux Affaires Sociales. Tous deux ont rappelé que les directives transposées autorisent un marché des assurances privées seulement pour les complémentaires, mais que le monopole de la Sécu demeure intouchable. Conclusion : toute personne refusant le paiement des cotisations est passible de lourdes sanctions. De plus, à partir du 1er janvier 2007, toute personne incitant les assurés à ne pas payer leurs cotisations sera passible de six mois de prison et d’une forte amende. En l’absence d’un mouvement de masse contre le monopole, il importe de ne pas se précipiter la tête contre les murs, et de tourner le dos aux irresponsables.
00:00 Publié dans Archives du syndicat, article du jour !, la loi et nous, vie des commerçants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : securité sociale, bruxelles, europe, assurances privées, cotisations, secu, présidentielles


