08/02/2008

Taxis en colère

19/11/2007

Statistiques de gréves

Le NPI exprime son total scepticisme quant aux statistiques établies au sujet du nombre de grévistes, et des jours de travail perdus, à l’occasion de tel ou tel mouvement social. La façon dont nos pouvoirs publics les dénombrent ne tient pas compte des réalités.

 Nous réclamons des statistiques enregistrant la totalité des jours perdus. A savoir : les heures de grève2e65ec66329673c844f6181f9b9a8f57.jpg des salariés participant à un conflit, certes, mais aussi le temps non travaillé de leurs collègues empêchés de travailler bien que non grévistes. Et encore, les heures pendant lesquelles d’autres salariés, et les chefs d’entreprise, ne peuvent rien faire par manque de transports, circulation bloquée, etc..

Les préfectures et ministères n’en tiennent pas registre, même approximatif, même minoré. Ce qui fait que le ministère des Affaires sociales, année après année, annonce triomphalement qu’il y a de moins en moins de journées de travail perdues en raison de grèves en France. Trop facile, et mensonger.

 

17/10/2007

De l’importance des Prud’hommes

f69b0cd3ead4b2b137922044e45710dd.jpgLe droit du travail en France découlent, pour l’essentiel, et en tout cas, en ce qui concerne les PME et les Indépendants, des législateurs qui font des lois, des gouvernements chargés de les appliquer, et des tribunaux qui les interprètent. D’où une « insécurité » juridique, qui joue très fort contre les PME. Elles ne disposent pas des bataillons d’avocats que sont capables de mobiliser les grandes entreprises, et ne mesurent les risques d’un procès que lorsqu’il est trop tard. Faute de temps et d’informations.

De là l’importance de la présence des PME et des Indépendants dans les conseils de prud’hommes.

 

Il faut savoir qu’une décision de cette juridiction peut faire jurisprudence, c’est à dire s’appliquer à des cas plus ou moins similaires, y compris rétroactivement, si la décision tranche sur des faits qui se sont produits longtemps auparavant. Dans ce domaine, les spécialistes citent la requalification de VRP en salariés, entraînant la reconstitution de 40 ans de carrière dans des conditions bouleversées.

 

A propos du pouvoir des conseillers prud’homaux, rappelons également le Contrat Nouvelles Embauches, le CNE. Décidé par le législateur et le gouvernement, ce dispositif a été pratiquement liquidé par les prud’hommes.

Etre présent dans les conseils de prud’hommes, c’est y faire passer le message des PME, y travailler à aligner le droit sur la réalité de l’entreprise.

 

Le NPI vous invite à le contacter pour savoir comment vous pouvez y contribuer :

 

 npiparis@free.fr

 

 

14/10/2007

La question jamais posée...

7e54836fe40202582cb1f2b9c2daca0a.jpgLa CGMPE a cru bon de publier un catalogue de dix propositions afin de « créer un environnement favorable à l’emploi ». Au risque de choquer, nous affirmons que l’emploi ne peut pas être la motivation principale d’un chef d’entreprise. Il exerce une activité, au demeurant parfois seul ou en famille, souvent par passion, en tout cas pour atteindre ses buts essentiels. L’emploi ne saurait être qu’une dérivation éventuelle de ce qu’il entreprend, non pas la finalité. Moins l’entreprise subit d’entraves, plus l’emploi peut se développer. Mais il ne doit pas devenir une sorte d’obligation pour les chefs d’entreprise. Si l’on raisonne ainsi, on se remet tôt ou tard en totalité entre les mains de l’Etat.

 

Les dix propositions ne sont pas par ailleurs inintéressantes, bien que certaines tombent sous le sens, et vont de soi. Une proposition manque, comme également dans tous les sondages en direction des Indépendants : il conviendrait d’améliorer les rapports entre grandes entreprises et PME-PMI, livrés en fait à la loi d’un plus fort dénué de scrupules, et même du respect le plus élémentaire des lois, sur lesquelles les pouvoirs publics veillent avec un laxisme frappant.

Sous-traitants et autres méritent le respect.  

30/04/2007

Guérilla postale

 

La direction de La Poste communique : « La situation du trafic postal est normale ». Certes, « il y a des mouvements sociaux, ici et là ». Magnifique « understatement », comme disent les Britishs. Sur tout le territoire national, tantôt des facteurs, tantôt le personnel de nuit des centres de tri, multiplient les « petits conflits ». Lesquels empoisonnent la vie quotidienne des Indépendants. Pour quelle raison tel pli urgent n’est pas parvenu ? La grève, ou la mauvaise volonté du correspondant ?

 

Certains débrayages durent depuis plus d’un an ! Exemple : à Paris 6ème, des facteurs refusent de travailler le samedi depuis fin 2005.. (Signalons que l’activité commerciale est la plus intense ce jour de la semaine dans cet arrondissement). Les revendications sont de natures diverses, elles ne touchent que peu de postiers au total. Mais le système de la grève-thrombose aboutit à des désorganisations d’ampleur. Un mouvement général pourrait éclater d’ici l’été, selon des syndicalistes.
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Les conséquences des grèves postales sont insupportables pour les PME-PMI. La direction de La Poste laisse, tactique classique, pourrir la situation . Le gouvernement est aux abonnés absents. Le NPI n’attendra pas que la situation s’aggrave pour réagir, de la manière la mieux appropriée.