01/08/2007

principe de précaution ou délire totalitaire

A Paris dans l’élégant et élitiste 7ème arrondissement, il existe une Commission de la Sécurité des Consommateurs, qui constitue une dépendance du ministère de l’Economie et des Finances. A lire les documents qui en émanent, on a l’impression qu’il s’agit d’une virulente association de combat, exerçant des pressions sur les pouvoirs publics, étant donné son ton comminatoire, dans le style : « Nous demandons… ». Les demandes formulées parlent de vigilance, de mise en garde, appellent à la délation.89a0e27f3cd09d8966c084485d48b1e0.jpg

Un texte paru dans le dernier numéro (juillet/août 2007) de la revue de la CSC retient notre attention. Sous le titre « Manèges et attractions », il estime que les manèges de nouvelle génération provoquent des accélérations brutales « dont les effets sur l’organisme sont encore mal mesurés. » Derrière la phraséologie hypocrite, s’esquisse une réglementation supplémentaire, au nom du principe de précaution.

 Si l’on suit le raisonnement de la CSC, on ne pourra plus monter bientôt dans un manège de fête foraine sans que le responsable ne soit contraint de demander un certificat médical au client potentiel, afin d’avoir le droit de le laisser embarquer. Il n’y a pas de quoi rire, mais bien de s’alarmer. Aucune activité, ludique ou autre, n’échappera, si on les laisse faire, au délire totalitaire de certains organismes financés par les contribuables.

 

29/04/2007

Epilogue d’un drame

 

Des voyous ayant provoqué la mort d’un policier à la Foire du Trône à Paris, le manège où s’était produit ce drame a été fermé pour les besoins de l’enquête. Après de nombreux jours, et toutes les constatations nécessaires medium_manege_3.jpgopérées depuis longtemps, l’autorisation de réouverture n’était toujours pas donnée. Comme si le forain propriétaire de l’attraction était responsable de l’intrusion d’une bande dans son entreprise.

 Après le rassemblement de plusieurs centaines de forains, solidaires de leur collègue, devant le manège en question, les sourds de l’appareil judiciaire ont brusquement retrouvé l’ouïe, et la liberté de travailler a été enfin respectée.

25/01/2007

Coup de force contre 142 commerçants forains parisiens

Ils sont 142 commerçants forains à tenir des stands sur les lieux touristiques et populaires de la capitale, du manège au marchand de gaufres, ou aux diffuseur de maillots, beaucoup depuis des décennies.medium_manege.jpg

 

 D’un seul coup la Ville de Paris, au prétexte de les mettre en « délégation de service public », et non plus de les conserver en régie directe, a fait discrètement voter en conseil non seulement leur affermage, mais encore le principe qu’ils ne pourront continuer à exercer leurs activités que si le repreneur le veut bien (mise aux enchères), et sous la réserve d’une forte augmentation de leurs droits de place.

 

 La légalité de ce coup de force demande à être examinée, elle le sera. L’application de la délibération de juillet 2006 (dont le texte du projet inclut des propos aux limites de la diffamation) devrait se concrétiser sans doute fin 2007. Il n’est pas trop tard pour y faire face.