06/06/2008

Blocages et permis de travailler

img007.jpgCARBURANT CHER ET VINGT POINTS        

 

 

La lutte engagée par les initiatives de la base agricole et des routiers, relayant celle des pêcheurs, contre le carburant trop cher, a suscité d’étranges réactions dans certains éléments du patronat, même moyen. On a eu la surprise d’entendre des individualités déclarer carrément qu’ « il y en avait marre des toucheurs de subventions, que s’ils ne pouvaient pas payer leur gazole, ils n’avaient qu’à crever. » Ce point de vue sans fard a au moins celui de la clarté. Les bavards qui s’en font les porte-parole s’imaginent qu’ils défendent ainsi les lois fondamentales de l’économie. Encore faudrait-il pour cela que celles-ci soient respectées en ce qui touche le pétrole. Ce n’est pas le cas. En dehors des spéculateurs de Wall Street et d’ailleurs, qui ne sont pas soucieux de respecter grand chose, il y a la volonté de puissance de divers Etats, et non des moindres, qui pèsent de tout leur poids sur les cours, tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, au gré de leurs intérêts. L’économie n’a rien, ou presque, à voir dans leurs considérations.

 

 

Le NPI a répondu aux sollicitations de ses adhérents touchés par la hausse exagérée des carburant, et les faux semblants des politiques sur ce point, qu’il pensait que leur participation à des démonstrations spontanées était positive. Même si ces actions étaient pour l’heure plutôt symboliques. Il croit utile d’y joindre une revendication où les pouvoirs publics en place ne pourront pas renvoyer à Bruxelles, à la Bourse ou ailleurs, pour ne rien faire : les VINGT POINTS pour le permis des professionnels qui passent leur vie de travail sur les routes. Nous ferons ce que nous pourrons pour que ce mot d’ordre soit diffusé cet été. A bon entendeur salut, et en particulier aux grandes organisations du transport, qui le refusent, au motif que « l’opinion ne comprendrait pas ». C’est prendre les gens pour plus bêtes qu’ils ne sont, ou que l’on insinue qu’ils sont.

                                                                                     

                                        

 

15/11/2007

Une manifestation sous contrôle

Les coups portés au fonctionnement normal des Indépendants-PME-PMI à l’occasion de grandes grèves, en particulier de transports, sont très loin d’être négligeables. Trop nombreux sont nos adhérents qui en pâtissent, et nous connaissons des cas d’entreprises qui n’ont pas survécu à tel ou tel conflit.

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Voici qu’à l’occasion d’événements en cours, un appel à manifester contre les grèves, à Paris le 18 novembre, nous est parvenu. Nous étions en train d’examiner ce que serait notre attitude à ce sujet, lorsque des informations
précises et de nature officielle, nous sont parvenues : l’initiative de l’appelne provenait pas d’un syndicat d’Indépendants comme nous étions amenés à le croire, mais bien d’un parti politique, par la voix de son secrétaire-général.

Par le critère d’indépendance, la loi nous fait obligation de tenir nos distances du politique. Quelle que soit son étiquette. Nous ne pouvons donc pas appeler à rejoindre la manifestation en principe prévue dans quelques jours. Les Indépendants doivent se déterminer par rapport à eux-mêmes, et non pas par rapport aux partis. Surtout quand un parti est celui qui est à la tête du gouvernement actuel.

Notre « indépendance" deviendrait alors une dérision. A chacun ses responsabilités. C’est aux pouvoirs publics de faire en sorte que l’activité économique générale ne subisse pas de préjudices du fait de grèves.
Nous ne pouvons remplacer les préfets, les juges, et les policiers.