08/10/2007

L’impôt postal arrive

On ne peut pas dire que la phase finale de l’entrée des tarifs postaux dans la concurrence totale ait suscité beaucoup de commentaires. C’est bien dommage.

Donc, au 1er janvier 2011, juste un peu plus de 3 ans, les plis de moins de 50 grammes pourront être eux aussi acheminés en dehors du système de monopole. La décision du conseil des ministres européens a été accompagnée d’une annexe, qui aurait dû attirer toute l’attention des éditorialistes. Cela n’a pas été le cas.

L’annexe annonce que sera mis sur pied un « fonds de compensation », destiné à assurer le « service universel ». De quoi s’agit-il ? De vastes zones, dans tous les Etats des 27 pays constituant l’Europe de Bruxelles, sont montagneuses, ou désertifiées, ou ruinées économiquement, ou souffrent d’insécurité. Le transport du courrier, le fonctionnement de bureaux de poste, n’y est pas du tout rentable.

De plus, il y a les « tarifs préférentiels », ainsi celui du transport de la presse. Jusqu’ici, les postes prenaient, pour l’essentiel, ces situations à leur compte, et par conséquent leurs clients en assumaient financièrement le soutien. Le fonds de compensation européen sera financé à l’avenir par les firmes privées de messagerie et les postes ex-nationales. ET par les Etats. Traduire par les contribuables.

Les proportions ne sont pas encore connues. Mais tout indique que les clients des sociétés postales paieront deux fois le service universel : dans leur correspondance, et par un impôt postal supplémentaire. Les baisses de tarifs que l’on nous fait miroiter se révéleront, à coup sûr, une duperie. La libéralisation par l’impôt ? Une plaisanterie de mauvais goût.670e56f1c4abf0bd33721eb6aa4aa976.jpg

17/09/2007

La Poste bat son record !

Le NPI a déjà relevé d’étonnants délais pour le retour de correspondances qu’il avait adressées à des personnes ou entreprises ayant changé de domicile, sans qu’il fut au courant. Mais cette fois, un record est battu. Ses vœux de nouvelle année 2007, expédiés le 5 janvier 2007, à partir de Paris 14ème, vers une société de Neuilly-sur-Seine, commune limitrophe de Paris, viennent de lui être retournés, le 13 septembre 2007, avec la mention : « N’habite plus à l’adresse indiquée ». L’adresse du syndicat figurait dûment au dos de l’enveloppe.04fcbaf4ed2b60a54d1e3299919d83c5.jpg

250 jours pour un retour des plus banals, et un trajet exécutable, aller et retour, en moins d’un jour à pied, c’est beaucoup. On dira que nous avons tort de nous émouvoir pour si peu. Le NPI pense que, si l’on passe sur des manquements de ce genre, assez fréquents, la notion de service finira par s’effriter, puis disparaître. Devant des tarifs postaux qui ne ratent pas les occasions d’augmentations, on ne peut que réclamer des délais normaux.

30/04/2007

Guérilla postale

 

La direction de La Poste communique : « La situation du trafic postal est normale ». Certes, « il y a des mouvements sociaux, ici et là ». Magnifique « understatement », comme disent les Britishs. Sur tout le territoire national, tantôt des facteurs, tantôt le personnel de nuit des centres de tri, multiplient les « petits conflits ». Lesquels empoisonnent la vie quotidienne des Indépendants. Pour quelle raison tel pli urgent n’est pas parvenu ? La grève, ou la mauvaise volonté du correspondant ?

 

Certains débrayages durent depuis plus d’un an ! Exemple : à Paris 6ème, des facteurs refusent de travailler le samedi depuis fin 2005.. (Signalons que l’activité commerciale est la plus intense ce jour de la semaine dans cet arrondissement). Les revendications sont de natures diverses, elles ne touchent que peu de postiers au total. Mais le système de la grève-thrombose aboutit à des désorganisations d’ampleur. Un mouvement général pourrait éclater d’ici l’été, selon des syndicalistes.
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Les conséquences des grèves postales sont insupportables pour les PME-PMI. La direction de La Poste laisse, tactique classique, pourrir la situation . Le gouvernement est aux abonnés absents. Le NPI n’attendra pas que la situation s’aggrave pour réagir, de la manière la mieux appropriée.

19/03/2007

Toujours La Poste !

Nous ne disons pas merci à La Poste , qui dépense beaucoup d’argent pour sa communication, mais dont les services se détériorent. Nous avons expédié, de Paris, à l’un de nos amis, en Val-de-marne, département limitrophe, deux lettres, les 17 et 19 janvier dernier. Celles-ci nous sont revenues avec la mention bien connue, NPAI – N’habite pas à l’adresse indiquée. Banal, sauf la date de retour, deux mois plus tard. Or, les deux lettres étaient affranchies au tarif de 0,54 €. S’il n’y avait que cela…

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Un de nos correspondants nous expédie un pli important à notre adresse, rue de Sèvres à Paris 6ème. Il se trompe et libelle la suscription dans le 7ème. Un trottoir de la dite rue se situe dans le 6ème, l’autre dans le 7ème.  Résultat : 3 semaines plus tard, le pli arrive enfin. Ce type d’erreur, il y a quelques années, était réglé dans la demi-journée. Aujourd’hui, c’est devenu impossible. Pourquoi ?