08/02/2008

Taxis en colère

Victoire ambiguë

La Fédération Nationale des Artisans du Taxi, la FNAT , se réjouit des deux mobilisations successives des taxis, de statuts divers, contre le rapport Attali. Ce document comportait une « dérèglementation » faisant exploser la profession, spoliant les conducteurs actuels, et mettant en danger, non seulement les taxis, mais aussi leurs clients.  

La paupérisation et l’anarchie menaçait toute cette partie des transports.1f5f0f0f0c9702aa99ea535a67da23a4.jpg

Dans le contexte des élections municipales à venir, le gouvernement a évité d’utiliser les forces de répression et leurs moyens lourds à sa disposition. Il a préféré engager le dialogue, à Matignon comme à l’Elysée. Dans les deux cas, le rapport Attali a été mis au panier, il n’en est plus question.

Mais aussi bien le Premier ministre que le chef de l’Etat, ont eu des restrictions inquiétantes pour l’avenir. « Les taxis ne seront pas spoliés, mais il faut se réformer », a dit le président, et le Premier ministre a tenu des propos analogues. Les précisions manquent.

 Dans l’hypothèse pessimiste, passées les élections, le rapport Attali sera bel et bien mis en œuvre, sans que son intitulé soit rappelé. Il faudra surveiller par conséquent de très près la « réforme », et ne pas oublier qu’Attali ne vise pas que les taxis, mais beaucoup d’autres branches. Les media qui parlent de « victoire des taxis » anticipent sans garantie.

06/02/2008

La sécurité des biens, le devoir des pouvoirs publics

9ec8db59c7a8a794a6969baf1398cba2.jpgLes professions du Bâtiment ont pris position au sujet des agressions commises contre leur branche professionnelle en 2007. Les chiffres sont atterrants.

 

Le coût du vandalisme, des incendies criminels, des vols de matériaux et d’engins, des occupations illégales, est estimé pour une seule année à environ 1,5 milliard d’euros. De son côté, la Société mutuelle d’Assurance du BTP signale que ces atteintes aux biens professionnels représentaient entre 2000 et 2005  le quart des sinistres qui lui étaient déclarés. En 2006-2007, ils sont passés à 43 %. Des bandes organisées, avec des ramifications à l’étranger, pillent systématiquement les chantiers.

A juste titre, il est également signalé que ces exactions entraînent des préjudices indirects du fait des retards de chantiers. Le NPI a souvent entendu des représentants de grandes entreprises – et même de PME-PMI – brocarder les « obsédés de la sécurité », que nous serions.

 

Eh bien, les chiffres qui viennent d’être publiés dans le BTP nous incitent à persévérer dans notre « obsession sécuritaire ». Les cambriolages, le vandalisme, les pillages, ne sont pas des bagatelles « normales ». Nous notons donc avec intérêt l’attention portée par Mme Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, à ce problème permanent.

14/01/2008

Les soldes dans les médias

11/01/2008

Soldes en continu, une vulgaire diversion

Les soldes ont lieu deux fois par an, et revêtent pour plusieurs branches d’activités une importante fonction de régulation. Voici que le ministère de l’Economie caresse l’idée de rendre permanentes ces opérations cycliques.e71596c8362452489a7e4a6bfb459ca7.jpg

 Il y a peu, l’Allemagne, qui jusque là pratiquait les soldes en continu, a trouvé judicieux d’imiter les pratiques françaises.

 

Alors, pourquoi, cette orientation nouvelle envisagée à Bercy ? Des soldes d’un bout de l’an à l’autre auraient un mérite, si l’on peut écrire : celui de désorienter les consommateurs, qui ne percevraient plus, entre articles à prix soldés, et autres produits, l’échelle de valeur, perdant ainsi des repères leur permettant de jauger l’inflation. Comme « l’effet euro » à ses débuts.

 

Le NPI exprime ses doutes au sujet de cette « bonne idée », qui lui paraît très discutable, à plusieurs points de vue.

12/12/2007

Les habits neufs de la T.P.

 La Taxe Professionnelle, cet impôt injuste, d’une extrême complexité, devait être morte et enterrée depuis longtemps. Avant le président Sarkozy, ses prédécesseurs Mitterrand et Chirac la vouaient déjà aux gémonies. Fin 2006, le candidat aux présidentielles qui triompha en mai 2007 en souhaitait la disparition.

Décembre 2007, le président Sarkozy prend la parole devant les patrons de PME, du moins l’échantillon rassemblé à Lyon par la CGPME, spécialiste de ce genre d’opérations. Plus question de disparition de la T.P., seulement de sa « réforme », ce qui n’est pas du tout la même chose.

Une annonce apparemment tempérée par cet ajout sur la nécessité de « réduire cet impôt suranné »8ecdc802ae4da13b0a364a5745b39a28.gif. Avec un bémol : le président déclare tenir à un lien fiscal « entre les communes et les entreprises ». Là, il faut faire bien attention. Dès lors que la commune à son écot à prélever, l’Etat s’efface en théorie et en pratique. Si la T.P. n’est pas réduite, il ne pourra que le déplorer.

On a compris : la « modernisation » de l’impôt dit suranné signifie un simple changement d’intitulé, des jongleries d’assiettes selon les rapports de force territoriaux, un point c’est tout. La T.P. en habits neufs, on espérait autre chose.

19/11/2007

Statistiques de gréves

Le NPI exprime son total scepticisme quant aux statistiques établies au sujet du nombre de grévistes, et des jours de travail perdus, à l’occasion de tel ou tel mouvement social. La façon dont nos pouvoirs publics les dénombrent ne tient pas compte des réalités.

 Nous réclamons des statistiques enregistrant la totalité des jours perdus. A savoir : les heures de grève2e65ec66329673c844f6181f9b9a8f57.jpg des salariés participant à un conflit, certes, mais aussi le temps non travaillé de leurs collègues empêchés de travailler bien que non grévistes. Et encore, les heures pendant lesquelles d’autres salariés, et les chefs d’entreprise, ne peuvent rien faire par manque de transports, circulation bloquée, etc..

Les préfectures et ministères n’en tiennent pas registre, même approximatif, même minoré. Ce qui fait que le ministère des Affaires sociales, année après année, annonce triomphalement qu’il y a de moins en moins de journées de travail perdues en raison de grèves en France. Trop facile, et mensonger.

 

07/11/2007

Echec marocain du Rafale

694b39bda9fdee936c7f0d160b33966a.jpgA la veille du séjour-éclair de Sarkozy au Maroc, l’aviation militaire des Etats-Unis a remporté auprès des autorités du royaume chérifien un contrat juteux pour ses F 16. L’affaire avait été donnée comme gagnée d’avance par Dassault pour son appareil de chasse Rafale, « grâce à l’engagement du chef de l’Etat ». Il n’en a rien été. La jactance ne suffit pas, les annonces anticipées, aux fins de succès médiatiques, ne plaisent pas à tout le monde. En particulier à ceux qui n’aiment pas qu’on leur force la main. La prétendue « amitié » entre le roi du Maroc et Sarkozy a montré ses étroites limites.

05/11/2007

Pouvoir réparer...

b96ca401ed3aff0237e3c7dbbe4679b6.gifLa Fédération des Syndicats de la Distribution Automobile (FEDA) lèvre un gros lièvre. Elle entend contraindre les constructeurs de véhicules à communiquer à ses adhérents, les garagistes indépendants, toutes les informations nécessaires à l’entretien et à la réparation des voitures.

 

En effet, de plus en plus de garagistes ne sont plus en état de faire même une simple vidange sans les données informatiques de tel ou tel modèle, conservées comme des secrets d’Etat par les grandes marques. Par des méthodes de ce genre, on condamne à la disparition progressive les indépendants, et l’on constitue des monopoles , qui peuvent ensuite pratiquer des prix exagérés. Sans que Bruxelles ne s’en émeuve. Ni nos contrôleurs d’Etat.

04/11/2007

Corruption officielle !

National Hebdo a été le premier organe de presse, à accuser de corruption grave, (et le seul à le dire clairement) ceux qui, très hauts placés, ont permis la liquidation de l’ Imprimerie nationale afin de vendre son immeuble pour une bouchée de pain au fonds américain Carlyle. Lequel l’a ensuite revendu une fortune à…l’Etat.

 

Carlyle a obtenu des pouvoirs publics ces locaux pour 85 millions d’euros, et le leur a recédé, quatre ans après, 325 6945c9587cc3b5c9f5b21cdf5f3645d7.jpgmillions ! Mais il y a plus. Carlyle étant domicilié au Luxembourg, le fonds ne sera pas imposé par notre fisc sur la plus-value réalisée, car la convention fiscale franco-luxembourgeoise ne l’autorise pas Le sénateur UDF Arthuis s’est indigné du choix de ce siège étranger par Carlyle. Il aurait mieux fait de se demander pourquoi des hauts fonctionnaires français ont traité avec Carlyle en toute connaissance de cause.

 

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