03/02/2008

Il n'y a pas que nous !

4dc441251bdb0988622e229a0d9f289e.jpgAu risque d’être traité d’obstacle à la « modernisation », nous avons pris position contre le fatras mal conçu, n’en déplaise aux laudateurs, qu’est le rapport Attali.

 

Et nous persistons et signons. Voici d’ailleurs que Jean-François Bernardin, président de l’Assemblée des Chambres françaises de Commerce et d’Industrie,se fâche à son tour. Pour cette personnalité, la pondération même aux yeux de tous ceux qui le connaissent, déclare qu’Attali est « un expert qui tranche sans prendre le temps de connaître le fond des dossiers ».

 

Précisément, le rapport sur la croissance d’Attali demande que le nombre des Chambres de Commerce soit réduit de 175 à 50. Ce qui va à l’encontre des réorganisations entreprises ces dernières années, sous la houlette entre autre de …Nicolas Sarkozy. J.F. Bernardin signale d’autres aberrations d’Attali. Nous ne sommes pas seuls à nous émouvoir.

01/02/2008

Les individuels, à la portion congrue !

69923f1255231f4725ce8caad0b017e0.jpgL’étude de l’Institut national de la Statistique (INSEE) qui vient de paraître traite de l’entreprise individuelle, tant prônée par les pouvoirs publics depuis plus d’une décennie.

En effet, elle permet de diminuer les chiffres du chômage. Dans les faits, l’entreprise individuelle recule, le nombre de ce type d’activité a baissé de 150 000 entre 1993 et 2006.

Elles sont à 2006 1 070 000. Les revenus des entrepreneurs exerçant sous cette forme stagnent depuis 2000 en moyenne à 25 900 euros par an, donnée qui mélange des écarts énormes.

Ainsi :

  • les coiffeurs gagnent-ils 13 600 euros en moyenne annuelle, contre 102 200 pour un pharmacien.
  • Les taxis se situent à 14 300 euros.

Il s’agit de montants calculés avant paiement des impôts et des charges sociales. La situation des entrepreneurs individuels sans salariés - 60 % des cas – est lamentable. Ils gagnent quatre fois moins que celui qui a des salariés.

=> Il y a vraiment urgence pour que le statut des indépendants isolés soit revu !

27/02/2007

2 %, n'excusez pas du peu !

 

Nous nous sommes élevés contre la dangereuse duperie de « l’entreprise à 1 € », tant prônée par les pouvoirs publics et leurs auxiliaires institutionnels.  Toute personne qui a monté son entreprise ces dernières décennies sait à quel point il faut avoir le souffle financier long pour tenir les premiers mois, voire, les premières années, et nul n’ignore combien de chefs d’entreprise ont été liquidés pour cause de « manque de fonds propres ».

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Malgré les campagnes dispendieuses en faveur du lancement à 1 € (destinées à nettoyer les statistiques du chômage), la sagesse triomphe. Le bilan 2006 du greffe du tribunal de commerce de Paris le confirme. Les SARL créées dans la capitale ont été seulement 2 % à utiliser la loi de 2003 sur le capital à 1 €.