15/04/2008

Le permis des professionnels de la route

1557917259.2.jpgEn France, le permis est à douze points. On sait la catastrophe que représente la perte de ces points pour un routier, un artisan, un représentant, un forain, un taxi , sur les routes et dans les rues quotidiennement. Plus vous conduisez, plus vous avez de malchance de commettre une infraction qui, même sans mettre en danger autrui, vous réduira au final au chômage.

 

 

Douze points.. Sait-on qu’en Italie, le conducteur dispose d’un capital de 20 points ? En Pologne, il en va de même. En Allemagne, les conducteurs sont pourvus de 18 points. Et il y a encore des pays européens qui ne connaissent pas le système des points. Ceci a fini par donner l’idée aux professionnels de la route que ceux qui passent leur vie de travail au volant devraient pouvoir disposer d’un viatique de 20 points, et non pas 12.

 

 

Idée hérétique ? C’est ce que pensent certains syndicats de transporteurs routiers, qui estiment qu’il ne faut pas demander de dérogations aux Pouvoirs publics. Ce serait « impopulaire », du favoritisme, et ainsi de suite. Nous avons questionné nos responsables, nos adhérents. Eux croient que ce ne serait que justice. Vox populi, vox dei.

 

 

1557917259.jpgLa Fédération NPI des Commerçants Forains suggère que la revendication du permis professionnel à 20 points soit portée devant les administrations compétentes. Pour commencer. Et que soient noués les contacts nécessaires avec ceux qui seraient du même avis que nous. Nous souhaiterions, avant de passer à l’acte, recevoir des avis de ceux qui nous consultent. Merci d’avance.

08/02/2008

Victoire ambiguë

La Fédération Nationale des Artisans du Taxi, la FNAT , se réjouit des deux mobilisations successives des taxis, de statuts divers, contre le rapport Attali. Ce document comportait une « dérèglementation » faisant exploser la profession, spoliant les conducteurs actuels, et mettant en danger, non seulement les taxis, mais aussi leurs clients.  

La paupérisation et l’anarchie menaçait toute cette partie des transports.1f5f0f0f0c9702aa99ea535a67da23a4.jpg

Dans le contexte des élections municipales à venir, le gouvernement a évité d’utiliser les forces de répression et leurs moyens lourds à sa disposition. Il a préféré engager le dialogue, à Matignon comme à l’Elysée. Dans les deux cas, le rapport Attali a été mis au panier, il n’en est plus question.

Mais aussi bien le Premier ministre que le chef de l’Etat, ont eu des restrictions inquiétantes pour l’avenir. « Les taxis ne seront pas spoliés, mais il faut se réformer », a dit le président, et le Premier ministre a tenu des propos analogues. Les précisions manquent.

 Dans l’hypothèse pessimiste, passées les élections, le rapport Attali sera bel et bien mis en œuvre, sans que son intitulé soit rappelé. Il faudra surveiller par conséquent de très près la « réforme », et ne pas oublier qu’Attali ne vise pas que les taxis, mais beaucoup d’autres branches. Les media qui parlent de « victoire des taxis » anticipent sans garantie.

30/01/2008

Nous soutenons les taxis en lutte

  

La Commission Attali a pondu une prétendue « réforme » de la profession de taxi. Il s’agit d’un jeu de massacre. En deux ans, 60 000 taxis et petites remises surgiront, dans la seule région parisienne. Une expérience de ce type, à petite échelle, tentée il y a quelques années à Strasbourg, avait abouti à un fiasco. La leçon de Strasbourg est ignorée. f4b1253e6fa85696bc139a7ed93b50e0.jpg

Avec les taxis, les clients seront les grands perdants de la proposition Attali.

 

La venue massive en provenance du tiers monde de professionnels sous payés provoquera non pas une baisse, mais une hausse des tarifs, car les gains des chauffeurs s’effondreront, et il y aura fatalement une violente réaction vers un réajustement des tarifs.

 

Par ailleurs, les problèmes d’augmentation des carburants et de circulation ne seront en rien résolus. D’autres activités sont menacées, comme la coiffure. C’est pour quoi le NPI appelle à la solidarité entre les professions attaquées. L’anéantissement des classes moyennes par la tiers-mondisation est contraire à l’intérêt des Indépendants, PME et PMI.

29/01/2008

Le rapport Attali ? Non, merci !

  

A la demande de responsables du NPI, qui nous demandent de prendre position sur les propositions Attali,39bf550800f03780e1b7b48c4ed2618f.jpg nous le faisons, en fonction des intérêts propres aux Indépendant, PME, PMI.

 

 Nous sommes contraints de le tenir pour négatif en bloc, et nous constatons d’autre part que certains des points mentionnés, bien loin de constituer des « projets », sont d’ores et déjà enclenchés par les pouvoirs publics.

 

Ainsi en ce qui concerne les coiffeurs ou les taxis. Bien loin de représenter un ensemble de « réformes », le rapport Attali annonce une série impressionnante de destructions. Qui seront loin, très loin, de s’avérer « libératrices ».

27/09/2007

Terrain en friche

 Il y a peu, nous avons noté le déclin certain du syndicalisme de salariés dans des fonctions où il dominait aisément la décennie passée. A l’inverse, aujourd’hui, à la suite de la manifestation des taxis, nous observons l’inverse.

 

 A savoir que la représentation autoproclamée des PME 95a4932fd62b130112a3b4f5724ff80c.jpget des Indépendants du genre CGPME était totalement absente du terrain à cette occasion. La nature ayant horreur du vide, les organisations de salariés, CGT en tête, flanquée de SUD, le syndicat trotskiste, constituait l’encadrement de la démonstration parisienne, en particulier.

 

Certes, il existe de nombreuses catégories de taxis. Cependant, pour une fois qu’elles étaient toutes unies, on attendait une mobilisation des PME les assurant de leur solidarité. On n’a rien vu. (Ce qui ne signifie pas que le NPI ne rentrera pas dans l’arène. Il s’y prépare activement).

Cette mobilisation s’avère urgente et vitale. Une certaine commission étatique, parrainée par l’ex-conseiller de Mitterrand, Jacques Attali, travaille fébrilement à « déréglementer » diverses professions. La liste en est fort longue. Seuls les taxis ont réagi à ce jour, alors que la promulgation de mesures catastrophiques est fc1a7a3d9ff89dd78232f7d7b52e406e.jpgimminente.

Prenons ainsi les coiffeurs. La suppression envisagée du brevet nécessaire afin d’exercer cette activité, alors que des connaissances spéciales sont vraiment requises, se fera au détriment de la clientèle, et peut avoir de graves conséquences, il suffit de mentionner les nombreux procès en cours. Evoquons à nouveau les taxis. Se retrouver à la merci de conducteurs amateurs ignorant la topographie de la ville où ils vous transportent, et même la langue du pays, est fâcheux (on le constate dans des métropoles étrangères). Pire, les tarifs fantaisistes, carrément prohibitifs. Des zones « grises » fleurissent déjà en France (voir Roissy). Les élucubrations de Jacques Attali généreront une vaste anarchie. Il faut s’y opposer à temps. Vite, très vite.

Jeudi 27 septembre 2007.               

 

         

21/09/2007

Quand les taxis ne roulent pas...

Dans la soirée et la nuit du 14 au 15 septembre, il y a eu une extrême difficulté à trouver un taxi libre dans les rues de la capitale. Le délai moyen d’attente pour les clients a été de 42 mn. On plaint les utilisateurs par urgence. Naturellement, l’antienne classique, et parfaitement erronée, « il n’y a pas assez de taxis à Paris », est aussitôt apparue.4b5df2710314bef738fec45996f2177c.jpg

La cause de la rareté des taxis était en fait de nature religioso-ethnique : le ramadan

Ce qui trahit la profonde mutation « sociologique » des professionnels. Et ceci rappelle l’Aïd el Kébir de l’an dernier, où la même pénurie de taxis s’était produite. Les pouvoirs publics ne résoudront pas le problème en distribuant à la volée des licences supplémentaires.

01/08/2007

Une commission en dehors des réalités

Le Premier ministre a confié à Jacques Attali la présidence de la Commission « pour la libération de la croissance »  en France. Au vu des « premières pistes identifiées », nous sommes contraints de nous déclarer franchement sceptiques sur l’utilité de la Commission.

Non seulement elle se contente d’enfoncer des portes ouvertes, de multiplier des suggestions faisant double emploi avec celles de services publics ou de syndicats patronaux, mais encore elle y ajoute des propositions pour le moins irréfléchies.

La Commission Attaliac6dd6f88ea206141321ca3b3e2deb07.jpg entend « s’attaquer », selon les medias, « aux professions réglementées ». Ainsi sont cités les taxis et les coiffeurs. Nos amis taxis ont mis en garde depuis longtemps contre les idées fausses concernant les taxis, en particulier dans la capitale, à propos de leur « trop petit nombre », ce qui est faux..

 La réglementation actuelle devrait être revue de fond en comble, là est la solution de la prétendue rareté des voitures. Les dysfonctionnements qui affectent déjà certains secteurs (dans les aéroports, par exemple) ne seront pas résolus, mais aggravés par l’accès sans limites à l’exercice de la profession par les « intéressés ».

 

Quant aux coiffeurs, leur responsabilité est lourde, et il suffit de jeter un œil sur les prescriptions françaises et européennes par rapport aux cosmétiques et aux divers produits employés pour comprendre que la suppression du brevet professionnel aurait des conséquences graves. Ce ne sont que deux exemples. Bien loin de créer « 1 million d’emplois en plus », la suppression des prétendus numerus clausus, outre qu’elle livrera les clientèles à des agissements graves de la part d’incompétents sinistrera les professions visées, et les livrera, encore plus que maintenant, au travail clandestin. La liberté est le contraire de l’irresponsabilité, M. Attali.