24/07/2007

Heures "Supp", le match nul...

 

La manie des divers gouvernements contemporains est de ne jamais rien concéder d’une main sans le reprendre de l’autre. La défiscalisation des heures supplémentaires était censée aider les PME à mieux produire et vendre, par l’amélioration de leur compétitivité. On s’attendait en juin à une mesure favorable dans cette direction.

 

En quelques semaines, le texte sur les heures supplémentaires s’est obscurci, puis est devenu abscons, et enfin, s’est autoannulé.  Tout ce qu’il pouvait apporter de mieux aux PME a été anéanti par la mise à 25 % des heures supplémentaires, sans compensation possible. Au final, aucune baisse du coût du travail, donc un effet nul sur la productivité et sur l’emploi.

 

Nous ne sommes pas les seuls à faire cette analyse. Mais ceux qui la rendent public sont rares. A notre connaissance, il n’y a guère qu’une association de TPE/PME, le CERF, qui a fait savoir sa déception, et en a tiré les conclusions. Dans quelques mois, on verra que le dispositif sera un échec. Alors, pourquoi ne pas le modifier le plus vite possible ? Hélas, la torpeur estivale est par trop propice au lancement de dispositions sur le thème : « L’enfer est pavé de bonnes intentions », tuées par l’esprit tortueux de calculs à très courte portée. 

 

Nicolas Tandler

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10/07/2007

Au sujet d’un entretien du Secrétaire d’Etat aux Entreprises avec « Les Echos »


Les attributions du Secrétaire d’Etat Hervé Novelli sont très vastes. Elles comprennent les entreprises, sans adjectif, le commerce et l’artisanat, l’industrie, les postes et communications électroniques, le commerce extérieur et l’attractivité du territoire. Impressionnant. Nous n’avons pas à suivre dans leurs méandres tous ces dossiers complexes.

 Ce qui nous intéresse, c’est la vision d’Hervé Novelli quant aux PME et TPE. Il a déclaré aux Echos, qui s’étonnait de la disparition du terme PME de l’organigramme gouvernemental : « je ne veux pas me cantonner à une définition statistique de l’entreprise. » Cette claire prise de position présente un inconvénient, elle élimine le problème des relations entre les très grandes entreprises, les multinationales, et leurs sous-traitants qui, dans plusieurs secteurs, sont loin d’être satisfaisantes.

 Le mieux serait de pouvoir s’en entretenir avec le Secrétaire d’Etat.a4513b219fb5a4321d48f7bd07039ac6.gif

Aussi avons nous noté avec intérêt qu’Hervé Novelli entend « créer dans les tous prochains jours » un « conseil des entrepreneurs ». Examinons ses précisions : « Cette structure sera composée d’une quinzaine de dirigeants représentant majoritairement les entreprises dynamiques de taille moyenne » Mais comment se définit une entreprise de taille moyenne ? Réponse un peu plus loin dans le cours de son entretien par Hervé Novelli : « Les entreprises de taille moyenne ne sont pas forcément celles qui ont moins de 250 salariés, chiffre qui correspond à un seuil européen. »

Hervé Novelli a été un quart de siècle PDG d’une société d’une vingtaine de salariés. Après ses propos, nous examinerons attentivement la composition de son conseil des entrepreneurs. Nous verrons si plus de 2 millions d’entreprises françaises qui se situent très en dessous du seuil européen, seront représentées. Et si l’on aura trouvé une manière de tenir compte des 1 400 000 structures unipersonnelles, en particulier, ainsi que des entreprises familiales, qui ne sont pas toutes, et de très loin, basées sur l’actionnariat. 

 

04/06/2007

En attendant la nouvelle loi, un petit rappel !

Une législation complexe
Un salarié ne peut pas refuser les heures supplémentaires. Le contingent maximal autorisé est de 220 heures par an. Au-delà, le salarié peut effectuer des heures « choisies ».

Ce seuil de 220 heures ne devrait pas être abaissé. Les 8 premières heures supplémentaires sont majorées de 25 % dans les entreprises de plus de 20 salariés, les suivantes de 50 %. Dans les TPE, le supplément est de 10 % entre 36 et 39 heures, de 25 % ensuite (sauf accord de branche).

Source : Le Journal "les Echos"

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24/04/2007

La participation : Quel intêret ?

traditionnellement, les petits patrons des PME-PMI sont cirsconspects face à la participation de nos employés aux bénéfices. Pas forcément par égoisme, d'ailleurs, plutôt par manque de curiosité devant queque chose que l'on ne connait pas ou peu. Pourtant, il faut savoir qu'une loi votée à la fin de l'année 2006 permet un crédit d'impôt renforcé pour les entreprises qui instaureront la participation d'ici fin 2009...Maintenant, vous savez !

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13/04/2007

La grande foire aux promesses !

Avec 60% de l'emploi salarié, et plus de la moitié de la valeur ajouté produite en France, si l'on considère que la quasi totalité des entreprises française sont liées aux PME PMI, il était évident que les candidats aux élections présidentielles se sentaient tous obligés de pratiquer la "danse du ventre" medium_danseuse_du_ventre.jpgface aux petits patrons. Sauf que ce redoublement de promesses électorales ne bernera  que les gogos ou les amnésiques ! Mieux vaut, en effet,  que les patrons ne comptent que sur leurs propres forces pour défendre leurs intérêts !

10/04/2007

Les petits patrons contre le péage urbain.

 

Si certains dans les bureaux de  la mairie de Paris lorgnent vers cette solution, le sondage effectué par le syndicat CGPME est sans appel, mais dans le sens inverse : 65% des dirigeants de PME et TPI se déclarent contre l’instauration d’un péage aux portes de la capitale.medium_peage_urbain.jpg

 

 Les raisons invoquées par les patrons interrogés sont logiques : peur d’un coût élevé pour les entreprises et comme  représentant un risque réel pour l’activité économique. À la rigueur, si les véhicules à caractère professionnels étaient exemptés de taxes, on pourrait  en rediscuter ! Mais à l’heure ou les entreprises sont écrasées de taxes, est- ce bien raisonnable ? Même Bertrand Delanoë semble rétif à l’idée !

 

03/01/2007

L'euro rend grognon nos clients !

Un récent sondage SOFRES nous révele qu'une majorité des français estime que l'euro aggrave la hausse des prix (94%), que l'euro est mauvais pour la croissance économique (51%), que l'euro est une mauvaise chose pour la France 52%)! Peut-être que nos décideurs pourraient en tirer certaines conclusions...

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