05/09/2007

Rupture estivale

 

Bientôt l’automne, et en cette période de rentrée, nous avons fait notre bilan estival. Dans l’ensemble, désastreux.

Non pas que nous n’ayons eu plusieurs dossiers aussi urgents qu’importants à régler. Mais nous avons constaté, à nos dépens, que les services publics, nos partenaires obligés, figuraient presque tous aux abonnés absents.

 

Justice ou municipalités, ministères et autres, s’avéraient injoignables, telle antenne, contactée à grand peine, ne retrouvait plus sa référence, telle autre fermait en fait complètement. Les responsables se trouvaient invariablement en congés, sans remplaçant. Guettant avec impatience le retour d’un décisionnaire, nous apprenions qu’une autre personne, dont dépendait l’application de la mesure prise, étant aussi partie, il nous fallait patienter à nouveau deux ou semaines, parfois plus.

 

 

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 Nous nous souvenons des campagnes dirigées à l’encontre des entreprises, accusées de désorganiser la France, en fermant de telle date à telle date, et « contraignant » leurs salariés ainsi à prendre leurs vacances tous en même temps. La mauvaise foi des organisateurs de ces agitations médiatiques régulières était patente. Personne ne s’inquiète de la désorganisation des administrations les plus essentielles à un règlement prompt de problèmes urgents.

 

Trois cas pénibles en particulier nous ont été soumis, et c’est de justesse qu’ils n’ont pas tourné à l’aigre. Parce que rien ne pouvait trouver de solution avant septembre. On parle beaucoup de la continuité des services publics à propos des grèves. Et si l’on prenait quelques dispositions simples pour éviter leur discontinuité pour l’exécution d’actes administratifs des plus simples, parfaitement prévisibles et exécutables sans le moindre renforcement des effectifs, et sans empêcher qui que ce soit de jouir de ses vacances ?

 

Cela suppose simplement un minimum de respect de « l’usager ». Une attitude pas toujours, hélas, allant de soi, et parfois à des niveaux hiérarchiques surprenants.

 

13/07/2007

Vacances prolongées et fonctionnement normal

Voici la saison des congés payés. Pour les Indépendants, elle est souvent synonyme de difficultés particulières. Nous citerons aujourd’hui le cas très fréquent de salariés originaires de pays exotiques, africains et autres, et qui souhaitent passer leurs vacances « au pays ». Pas pour quinze jours ou trois semaines, évidemment, pour la durée la plus longue possible, compte tenu par exemple de la distance et des problèmes d’avions ou de bateaux. D’où des demandes de départ « longue durée ». Avec des conséquences fâcheuses pour les entreprises.

Il y a un quart de siècle, on eu droit à une série d’affrontements, y compris avec mort d’homme dans l’ouest parisien, du fait que les dispositions de l’époque interdisaient de prendre la 5ème semaine de congés payés avec les vacances d’été.

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En 2007, on assiste à des départs à date de retour quelque peu forcée, ne tenant compte ni des besoins en personnel de l’entreprise à la rentrée de septembre, ni du contingent légal de jours disponibles. Dans ces cas de figure, sauf prise d’un certain nombre de précautions épistolaires, le patron qui mettrait fin, se croyant sûr de son bon droit, aux fonctions de salariés abusifs, se voit automatiquement condamné par les conseils de prud’hommes.

L’individu prime sur le fonctionnement de l’organe collectif « entreprise », et les besoins de la production et des clients. A noter au passage la discrimination qui s’établit entre salariés français « continentaux » et les autres. A quand une étude rationnelle de cette question irritante ?