21/03/2008

Concurence municipale déloyale

Les photographes connaissent de sérieuses difficultés avec le numérique, qui a rendu caduc des investissements lourds dans lesquels ils s’étaient engagés. Ce n’est pas la seule épine dans leur pied.

 

Une bonne part de leur clientèle leur demande des photos d’identité. Or, les mairies installent entre leurs murs 732228609.jpgun service spécialisé pour ce faire.

Ce qui amène une double réflexion. Le service offert par les mairies est bien entendu payant. L’investissement et les frais de fonctionnement sont à la charge des contribuables locaux. Les photographes, eux, sont concurrencés déloyalement, doublement.

 

Qu’un service soit offert au plus près où le besoin s’en fait sentir, pourquoi pas ? Doit-il être installé avec l’argent des contribuables ? Non. Les photographes ne sont pas les seuls à pâtir de ces pratiques.

 

On ne compte plus les municipalités qui disposent de matériel de restaurateur dans des salles municipales, et qui mettent à disposition des repas et boissons tarifés, là aussi avec un prix de revient aux frais de la collectivité. Et la liste d’autres prestations est très longue.

29/02/2008

Délais de paiement : du retard

1164047687.jpgLes paiements retardés sont la hantise des PME-PMI, des Indépendants de toutes tailles.

 

Les sous-traitants sont les principales victimes, notamment dans l’industrie de la mécanique.

 

Au début 2007, un accord avait été d’ailleurs signé dans ce secteur entre les constructeurs automobiles et les équipementiers pour réduire les délais de paiement. Il est entré en vigueur en septembre 2007, retard déjà significatif, et est demeuré lettre morte depuis. Ce qui fait que les entreprises concernées ont lancé un SOS aux pouvoirs publics. Le secrétariat d’Etat aux Entreprises d’Hervé Novelli s’est chargé du dossier. Les négociations s’avèrent laborieuses, mais leur aboutissement devrait être imminent.

 

Reste à savoir si le texte prévu dans la loi sur la modernisation de l’économie, à venir, sera respecté par les mauvais payeurs. Ou s’ils trouveront un biais pour agir à leur seule convenance. Le NPI s’indigne des procédés dilatoires jusqu’ici employés.

20/02/2008

Les indépendants de la réparation Auto dans la tourmente

 

Le Conseil national des Professions de l’ Automobile – CNPA – a effectué avec Les Echos  un sondage auprès d’un échantillon de 500 de ses ressortissants. Les résultats en sont plutôt inquiétants. 53,7 % des questionnés s’estiment dans une situation plus difficile qu’il y a 5 ans, et 69,6 % pensent que le secteur évolue vers une « forte » réduction du nombre d’agents et d’indépendants. 67,4 % voient comme « très probable » le regroupement de ces indépendants dans des franchises. 658491724d1c9f66c15f5318b60c8457.jpg

 

 

La France compte 50 000 réparateurs, parmi lesquels 15 000 à 18 000 petits garages « toutes marques ». Une « évaporation naturelle » en fait disparaître chaque année 10 %. Pour notre part, nous concluons que la dite évaporation est due à la mauvaise volonté des marques, qui refusent la distribution aux « petits » de pièces de maintenance essentielles.

 

 

La signification du phénomène est simple : le service de proximité, surtout dans les zones rurales, en prend un coup sévère. Le désert français s’accentue sur ce point. Le NPI met en garde à ce sujet. Les déséquilibres territoriaux s’aggravent, et les pouvoirs publics, non seulement ne s’émeuvent pas, mais y contribuent (affaire des suppressions de tribunaux, entre autre).  

 

16/02/2008

Les coiffeurs pour leur brevets !

f899217f988d00df89e098bec61bc2c4.jpgLes coiffeurs alsaciens ont donné l’exemple en manifestant à 200, à Strasbourg, contre le projet d’Attali les visant.

 

La suppression en particulier du brevet professionnel témoigne d’une totale méconnaissance de la profession, et de ses impératifs. Bien loin de supprimer le brevet, il faut le renforcer.

 

Le NPI lance un appel aux coiffeurs, afin qu’ils ne se laissent pas impressionner par certains propriétaires de chaînes de salons, qui tendent une oreille complaisante à la sirène Attali. L’heure est à la mobilisation, puis à l’action.

08/02/2008

Taxis en colère

Victoire ambiguë

La Fédération Nationale des Artisans du Taxi, la FNAT , se réjouit des deux mobilisations successives des taxis, de statuts divers, contre le rapport Attali. Ce document comportait une « dérèglementation » faisant exploser la profession, spoliant les conducteurs actuels, et mettant en danger, non seulement les taxis, mais aussi leurs clients.  

La paupérisation et l’anarchie menaçait toute cette partie des transports.1f5f0f0f0c9702aa99ea535a67da23a4.jpg

Dans le contexte des élections municipales à venir, le gouvernement a évité d’utiliser les forces de répression et leurs moyens lourds à sa disposition. Il a préféré engager le dialogue, à Matignon comme à l’Elysée. Dans les deux cas, le rapport Attali a été mis au panier, il n’en est plus question.

Mais aussi bien le Premier ministre que le chef de l’Etat, ont eu des restrictions inquiétantes pour l’avenir. « Les taxis ne seront pas spoliés, mais il faut se réformer », a dit le président, et le Premier ministre a tenu des propos analogues. Les précisions manquent.

 Dans l’hypothèse pessimiste, passées les élections, le rapport Attali sera bel et bien mis en œuvre, sans que son intitulé soit rappelé. Il faudra surveiller par conséquent de très près la « réforme », et ne pas oublier qu’Attali ne vise pas que les taxis, mais beaucoup d’autres branches. Les media qui parlent de « victoire des taxis » anticipent sans garantie.

01/02/2008

Les individuels, à la portion congrue !

69923f1255231f4725ce8caad0b017e0.jpgL’étude de l’Institut national de la Statistique (INSEE) qui vient de paraître traite de l’entreprise individuelle, tant prônée par les pouvoirs publics depuis plus d’une décennie.

En effet, elle permet de diminuer les chiffres du chômage. Dans les faits, l’entreprise individuelle recule, le nombre de ce type d’activité a baissé de 150 000 entre 1993 et 2006.

Elles sont à 2006 1 070 000. Les revenus des entrepreneurs exerçant sous cette forme stagnent depuis 2000 en moyenne à 25 900 euros par an, donnée qui mélange des écarts énormes.

Ainsi :

  • les coiffeurs gagnent-ils 13 600 euros en moyenne annuelle, contre 102 200 pour un pharmacien.
  • Les taxis se situent à 14 300 euros.

Il s’agit de montants calculés avant paiement des impôts et des charges sociales. La situation des entrepreneurs individuels sans salariés - 60 % des cas – est lamentable. Ils gagnent quatre fois moins que celui qui a des salariés.

=> Il y a vraiment urgence pour que le statut des indépendants isolés soit revu !

30/01/2008

Nous soutenons les taxis en lutte

  

La Commission Attali a pondu une prétendue « réforme » de la profession de taxi. Il s’agit d’un jeu de massacre. En deux ans, 60 000 taxis et petites remises surgiront, dans la seule région parisienne. Une expérience de ce type, à petite échelle, tentée il y a quelques années à Strasbourg, avait abouti à un fiasco. La leçon de Strasbourg est ignorée. f4b1253e6fa85696bc139a7ed93b50e0.jpg

Avec les taxis, les clients seront les grands perdants de la proposition Attali.

 

La venue massive en provenance du tiers monde de professionnels sous payés provoquera non pas une baisse, mais une hausse des tarifs, car les gains des chauffeurs s’effondreront, et il y aura fatalement une violente réaction vers un réajustement des tarifs.

 

Par ailleurs, les problèmes d’augmentation des carburants et de circulation ne seront en rien résolus. D’autres activités sont menacées, comme la coiffure. C’est pour quoi le NPI appelle à la solidarité entre les professions attaquées. L’anéantissement des classes moyennes par la tiers-mondisation est contraire à l’intérêt des Indépendants, PME et PMI.

29/01/2008

Le rapport Attali ? Non, merci !

  

A la demande de responsables du NPI, qui nous demandent de prendre position sur les propositions Attali,39bf550800f03780e1b7b48c4ed2618f.jpg nous le faisons, en fonction des intérêts propres aux Indépendant, PME, PMI.

 

 Nous sommes contraints de le tenir pour négatif en bloc, et nous constatons d’autre part que certains des points mentionnés, bien loin de constituer des « projets », sont d’ores et déjà enclenchés par les pouvoirs publics.

 

Ainsi en ce qui concerne les coiffeurs ou les taxis. Bien loin de représenter un ensemble de « réformes », le rapport Attali annonce une série impressionnante de destructions. Qui seront loin, très loin, de s’avérer « libératrices ».

21/01/2008

L'économie de casino pratiquée par un banquier

   On croyait impossible, depuis « l’affaire du sucre », en 1974, ce qui est pourtant arrivé ces dernières années à un entrepreneur de Saint-Ouen-l’Aumône – Val d’Oise. En 1999, il confiait ses économies à l’UBP, une banque aujourd’hui passée sous le contrôle de la HSBC – Hong Kong Shangaï Banking Corporation (son intitulé, qu’elle préfère remplace par son sigle, sur tous ses documents).a8aeb4b37cdf23102884121a88c02d55.jpg

 Cet institut financier, sans ordre de lui, a outrepassé sa mission, et joué en bourse « à crédit » au nom de M. Gérard Pujol. Au total, la banque a fait perdre au petit patron plus de 3 millions d’euros. En première instance et en appel, la justice a partagé les pertes moitié-moitié.

 M. Pujol, qui a dû liquider son entreprise, licencier ses salariés, qui a tous ses biens hypothéqués, continue à se battre, devant la cour de cassation. La banque a failli à sa mission, mais il doit assumer les pots cassé. Que M. Pujol soit assuré de notre solidarité.

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